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07-14-2009, 10:19 PM
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07-14-2009, 10:49 PM
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08-16-2009, 03:47 PM
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08-16-2009, 08:57 PM
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01-31-2010, 09:03 PM
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01-30-2012, 09:29 PM
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OBJET : DEMANDE DE PERMIS DE CONSTRUIRE D’UNE STATION DE DISTRIBUTION DE CARBURANT GPL

I. INTRODUCTION

Ce rapport a pour objet l’évaluation et l’analyse des risques que peut avoir la mise en exploitation d'une station de distribution de carburant gaz de pétrole liquéfié et édicté les mesures de prévention et de protection afin de protéger l'environnement et minimiser les risques de l'installation et ainsi de s’assurer que le projet est en conformité avec la réglementation algérienne relative à la maîtrise et à la gestion des risques industriels impliquant des substances dangereuses conformément aux dispositions de la loi N°03-10 du juillet 2003 relative à la protection de l’environnement dans le cadre du développement durable et au décret exécutif N°07-144 du 19/05/2007 fixant la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement.

























II.CON****E REGLEMENTAIRE

-Ordonnance N °76/04 du 20/02/1976 relative aux règles applicables en matière de sécurité contre les risques d'incendie et de panique et a la création de commission de prévention et de protection civile.

-Loi N° 90/290 du 01/12/1990 relative a l'aménagement et a l'urbanisme modifiée et complétée.

-Loi N° 03/10 du 19/7/2003 relative a la protection de l'environnement dans le cadre du développement durable.

-Loi N° 04/20 DU 25/12/2004 relative a la prévention des risques majeurs et a la gestion des catastrophes dans le cadre du développement durable.

-Loi n° 08-15 du 20 juillet 2008 fixant les règles de mise en conformité des constructions et leur achèvement.

-Décret N° 76/36 du 20/02/1976 relatif à la protection contre les risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public.

-Décret N° 85/232 du 25/8/1985 relative a la prévention des risques de catastrophes.

-Décret N°91/176 DU 28/5/1991 fixant les modalités d'instruction et de délivrance du certificat d'urbanisme, du permis de lotir ,du certificat de morcellement ,de permis de construire, du certificat de conformité et du permis de démolir.

-Décret n°93/160 du 10 juillet 1993 réglementant les rejets d’effluents liquides industriels ;

-Décret n°93/162 du 10 juillet 1993 fixant les conditions et les modalités de récupération et de traitement des huiles usagées ;

-Décret N°97/435 de la 17/11/1997 portante réglementation du stockage et de distribution des produits pétroliers.



-Décret exécutif n° 06/ 02 du 7janvier 2006 définissant les valeurs limites, les seuils d’*****e et les objectifs de la qualité de l’air en cas de pollution atmosphérique ;

-Décret exécutif N° 06/198 du 31/5/2006 relatif aux établissements classées pour la protection de l’environnement.

Décret 07/144 du 19/5/2007 fixant la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement.

Décret exécutif n° 07-145 du 19 mai 2007 déterminant le champ d'application, le contenu et les modalités d'approbation des études et des notices d'impact sur l'environnement.

-Arrêté interministériel de la 20/9/1983 portant condition d’aménagement et d’exploitation des installations de gaz de pétrole liquéfié, modifié et complété.

-Circulaire EC1 N°01-06 du 02 avril 2006 relative aux établissements classées pour la protection de l’environnement.

























III-PRESENTATION DE L'INSTALLATION

1- Présentation du projet
DEMANDE DE PERMIS DE CONSTRUIRE D’UNE STATION DE DISTRIBUTION DE CARBURANT GPL

Propriétaire :

Adresse du siège administratif
Tel.213.
Fax : 213.

-SITUATION DU PROJET : *Wilaya : BATNA

*Daira :

*Commune:

Limitations:

Au nord/est: Par la propriété
Au sud/est : Par la Route nationale;
Au nord/ouest: Par la voie ;
Au sud/ouest : par la propriété .

ASSIETTE :

- SUPERFECIE TOTALE: 01Ha-42Ares et 95Ca.
-SURFACE UTILISEE: 6360 M2












2- CLASSIFICATION DE L’INSTALLATION


Classification de l'établissement distribution de GPL:
Rubrique N° 1513/3/A.PAPC

1513 Gaz inflammables liquéfiés
(installation de remplissage ou de distribution de)
1. Installations de remplissage de bouteilles ou conteneurs ó óAM 1 x x
2. Installations de chargement ou déchargement desservant un dépôt de gaz inflammables soumis à autorisation AW 1 x x
3. Installations de remplissage de réservoirs alimentant des moteurs ou autres appareils d'utilisation comportant des organes de sécurité (jauges et soupapes) APAPC 0.5 x X

Soumis à autorisation du P/APC
Rayon d’affichage : 0,5km



4-COMPOSANTES DE LA STATION
-Station de distribution de gaz de pétrole liquéfié ;
-Magasin lubrifiants et divers accessoires ;
-Cafèterait ;
-Bloc de gérance,
-Salle d’eau et de prière ;
-Bâche à eau;
-Parking.



A- DE******IF DE LA STATION DE DISTRIBUTION DE GPL CARBURANT

Stockage :
-01 Réservoir : 30M3.

Distribution :
-02 pistes de distribution.
-02 Volucompteurs ;










VI. PROPRIETES PHYSIQUES ET CHIMIQUES, DANGER
PHYSIOLOGIQUES, DE POLLUTION ET D’INCENDIE

1. Généralités sur les hydrocarbures
Les hydrocarbures sont des produits naturels composés uniquement d’atomes
de carbone et d’hydrogène.
Ils sont, dans des conditions normales de température et de pression, solides
(paraffine), liquides (essences, pétrole, etc.) ou gazeux (méthane, butane, etc.).
La presque totalité des hydrocarbures sert à produire de l’énergie sous forme
de chaleur. Cependant, une part toujours croissante de produits issus du pétrole
sert de matière première à la pétrochimie et notamment à l’industrie des
matières plastiques.

2. Propriétés physiques
-Etat naturel
Dans la nature, les hydrocarbures se présentent le plus souvent sous la forme
d’un liquide que l’on appelle le pétrole brut. Il existe cependant des gisements
d’hydrocarbures gazeux, et plus exceptionnellement des gisements
d’hydrocarbures solides sous forme de sables ou de schistes bitumeux
Le pétrole brut est un mélange d’hydrocarbures que l’on doit séparer par
raffinage pour obtenir des produits utilisables.
L’opération de raffinage donne des produits gazeux, liquides et solides.

-Densité
Presque tous les hydrocarbures liquides sont plus légers que l’eau. Pour les
produits les plus courants, la densité varie de 0,7 à 0,9.

-Vapeurs
Les hydrocarbures liquides émettent des vapeurs inflammables dans certaines
conditions de température et de pression.
Les hydrocarbures gazeux sont entièrement à l’état de vapeur dans les
conditions normales de température et de pression.
A l’exception du méthane et de l’acétylène qui sont plus légers que l’air, de
l’éthane et de l’éthylène qui ont une densité voisine de l’air, les autres vapeurs
d’hydrocarbures sont plus lourdes que l’air (2,5 à 3 fois). Aussi, tendent-elles à
s’accumuler dans les parties basses : caniveaux, fosses, sous-sols et à y
séjourner faute de ventilation suffisante. Toutefois, elles diffusent dans
l’atmosphère suivant les mouvements de l’air.

Ces vapeurs peuvent former avec l’air des mélanges inflammables.
Un litre d’essence peut produire, en s’évaporant, environ 200 litres de vapeurs.
Ces 200 litres de vapeurs, mélangés à l’air, donnent un mélange inflammable
d’environ 13 000 litres (volume d’une petite pièce).

-Tension de vapeur
Les vapeurs d’hydrocarbures exercent dans une enceinte fermée, une pression
déterminée et constante pour chaque température.
Cette pression s’appelle “ tension de vapeur ”.
Elle augmente rapidement avec la température.
Lorsque la température est stable, l’évaporation de liquide cesse dès que la
tension de vapeur est atteinte.
Ces données sont importantes en cas d’incendie car :
-Un récipient clos contenant des hydrocarbures peut être soumis à des
pressions internes rapidement croissantes avec la température
-L’évaporation à l’air libre d’un hydrocarbure s’accentue avec l’élévation de la température et la turbulence de l’air.

3. Propriétés chimiques
Les propriétés chimiques des hydrocarbures sont innombrables et la chimie est
certainement loin d’avoir exploré la totalité des domaine offerts par l’aptitude
qu’a l’atome de carbone à réaliser des combinaisons chimiques. Cependant,
deux grandes familles de propriétés chimiques sont intéressantes.

-Propriétés de liaison
L’atome de carbone peut non seulement être associé à des atomes d’hydrogène,
mais encore être lié à un autre atome de carbone qui sera lui-même lié à
d’autres atomes d’hydrogène.
Cette aptitude permet la formation de chaînes linéaires ou fermées. Si l’on
ajoute que les atomes d’hydrogène peuvent être remplacés par d’autres atomes,
on peut imaginer la multitude de combinaisons possibles et par conséquent le
nombre considérable de produits imaginables.
L’action brutale de l’oxygène sur les hydrocarbures conduit à une oxydation
rapide qui détruit l’édifice moléculaire en formant du gaz carbonique et de
l’eau en libérant une grande quantité de calories. La quantité de chaleur ainsi
dégagée est très importante : 1 kg de combustible a un pouvoir calorifique
d’environ 1 000 kilocalories.
Cette aptitude des hydrocarbures à fournir de l’énergie sous forme de chaleur
est exploitée à grande échelle pour toutes sortes de besoins industriels et

domestiques lorsque la combustion est contrôlée.
Mais cette dernière peut également être accidentelle et dans ce cas provoqué de
dégâts importants, voire même des catastrophes

4. Dangers des hydrocarbures
1. Dangers physiologiques
Certains produits pétroliers peuvent provoquer des désordres physiologiques
par contact ou inhalation. Les vapeurs d’hydrocarbures, à l’exception des
vapeurs aromatiques, ne sont pas toxiques. Néanmoins, elles peuvent
provoquer l’anoxie ou l’asphyxie par manque d’oxygène. Les malaises pouvant
entraîner la mort commencent à apparaître lorsque la proportion d’oxygène est
inférieure à 17 % (proportion normale dans l’air : 21 %).
Hormis l’asphyxie, les accidents de santé dus aux hydrocarbures ont pour
conséquence le benzolisme et le saturnisme.

-Le benzolisme
L’intoxication benzolique, après inhalation de courte durée de certains
hydrocarbures se traduit par des maux de tête, syncopes, mais l’exposition à
l’air efface rapidement ces effets.

-Le saturnisme (dû aux essences au plomb)
Les effets de saturnisme peuvent êtres graves et plus permanents que ceux du
benzolisme.

2. Pollution du sol
Le degré de gravité de cette pollution dépend de la nature du sol et de son
utilisation.
Ainsi, le déversement accidentel d’hydrocarbures liquides sur un terrain
agricole peut le rendre momentanément impropre à la culture, au pâturage, ...,
jusqu’à disparition (évaporation, infiltration ou nettoyage) des hydrocarbures.

3. Pollution de l’air
Elle est due à la vaporisation des fractions légères des hydrocarbures laissés ou
rejetée à l’air libre, les fractions lourdes n’étant pas volatiles. Cette
vaporisation est d’autant plus forte que la température ambiante est élevée.

Cette pollution présente deux types de dangers :
-Dangers physiologiques
-Dangers d’incendie et d’explosion
L’acuité de ces dangers dépend du milieu, de l’ampleur de la pollution et bien
entendu, de la nature de l’hydrocarbure.

En règle générale :
-En plein air, les dangers d’explosion et d’incendie sont d’autant plus
importants que l’hydrocarbure est plus léger. Par contre, les dangers
physiologiques peuvent êtres évités en se plaçant sous le vent.
-Dans un local clos, tous ces dangers sont amplifiés.
La combustion est l’une des sources les plus importantes de pollution (directe
ou indirecte) par les hydrocarbures.
La combustion donne souvent lieu à une pollution visuelle (fumées noires dues
notamment aux particules de carbone), mais pas exclusivement puisque les
hydrocarbures légers vaporisés dans l’atmosphère sont invisibles : aux dangers
propres aux hydrocarbures s’ajoutent les pollutions inhérentes aux produits
parasites qui sont formés lors de la combustion (oxydes de soufre et d’azote,
composés cyanurés, ...).

4. Pollution de l’eau
Elle peut apparaître soit :
-A la suite d’un déversement direct dans un cours d’eau
-Par ruissellement des eaux en contact avec des hydrocarbures
-Par infiltration directe des hydrocarbures ou d’eau polluée
Les deux premiers modes de pollution touchent les eaux de surface, l’infiltration atteint surtout les nappes souterraines.
Les hydrocarbures étant plus légers que l’eau et généralement non-miscibles,
flottent à la surface. Ils ont un effet nuisible sur la faune et la flore et rendent
les eaux impropres à la consommation humaine.
Ce problème est d’autant plus aigu qu’il suffit d’une infime quantité d’hydrocarbure pour polluer l’eau.

5. Dangers d’incendie
Pour qu’il y ait combustion d’un hydrocarbure, il faut qu’il y ait de l’oxygène
(comburant) en présence d’un corps combustible que constitue l’hydrocarbure.
Hydrocarbure et oxygène ne peuvent s’unir qu’en proportions définies et la
réaction ne peut s’amorcer que lorsqu’une certaine température est atteinte.
Si dans un mélange gazeux, la concentration en combustible est trop élevée, il

ne peut y avoir combustion : le mélange est dit trop riche. Inversement, si cette
concentration est trop faible la combustion ne peut avoir lieu : le mélange est
dit pauvre. Avec les composés ayant un haut pouvoir calorifique, comme les
hydrocarbures, il suffit, lorsque le mélange combustible / air est en proportion
convenable, qu’une très petite quantité du mélange brûle pour que la chaleur
dégagée amène les couches voisines à la température d’ignition et la
combustion se propage en proche. Quand un liquide est enflammé, une partie
de la chaleur dégagée élève la température du liquide et en transforme une
partie en vapeur.
La vitesse de combustion dépend donc de la chaleur de combustion dégagée.

V- CARACTERISTIQUES DES PRODUITS

1- GPL CARBURANT
*COMPOSITION / INFORMATION SUR LES COMPOSANTS
-SUBSTANCE
Nature chimique : Hydrocarbures en C3-C4 ; Gaz de pétrole
Composants contribuant aux dangers N°. CE N°. CAS Concentration Symbole Risques
Hydrocarbures riches en C3-C4, Gaz de pétrole 270-990-9 68512-91-4 100 % T ,F+ R-12, 45, 46

ETIQUETTE DU PRODUIT
ETIQUETAGE (d'usage ou CE): Concerné
N° CE : 270-990-9 - GAZ DE PETROLE
Symboles :
Symboles : F+ Extrêmement inflammable
Contient : Hydrocarbures riches en C3-C4, Gaz de pétrole
Phrases de risque : R-12 Extrêmement inflammable.
*Conseils de prudence : S-2 Conserver hors de la portée des enfants.






*PROPRIETES PHYSIQUES ET CHIMIQUES
Etat physique : Liquéfié/Pressurisé
A la pression atmosphérique : liquide à température < = - 43°C, gazeux à
température > - 43° C.
Couleur : Phase liquide : limpide et incolore - Phase gazeuse : incolore
Odeur : Caractéristique.
Point d'éclair : < - 50 ° C
Température d'auto-inflammation : > 400 º C
Limite d'inflammabilité - inférieure (%) : 1,9
Limite d'inflammabilité - supérieure (%) : 9,5
Températures spécifiques de changement d'état : Point d'ébullition : > - 43 ° C à 1013 mbar
Température critique : > 97 ° C
Densité de vapeur : 1,4 - 1,55 / air
Solubilité : - Dans l'eau :
Peu soluble
Autres données : Tension de vapeur : ~ 4 bars à 15°C, < 15,5 bars à 40°C
En phase liquide, Masse volumique : >= à 530 kg/m3 à 15°C

Vitesse d'évaporation :
1 litre de liquide mis à la pression atmosphérique, engendre un volume de vapeur de 255 litres environ.
- pH : non applicable

*STABILITE ET REACTIVITE
Stabilité : Produit stable aux températures de stockage, de manipulation et d'emploi.
Conditions à éviter : Non concerné.
Matières à éviter : Eviter le contact avec les oxydants forts.
Produits de décomposition dangereux : Non concerné.

*INFORMATIONS TOXICOLOGIQUES
TOXICITE AIGUE - EFFETS LOCAUX :
Inhalation, commentaires: En présence accidentelle de gaz un effet narcotique peut se manifester.
Nausées, vertiges, maux de tête, somnolence, asphyxie, perte de conscience.
Contact avec la peau, commentaires: Avec le gaz liquide : gelures
Contact avec les yeux, commentaires: Risque de brûlures sévères par le froid (si projections de gaz liquéfié).

*TOXICITE CHRONIQUE OU A LONG TERME :
Cancérogenèse : Ce produit contient du 1,3-butadiène classé comme cancérogène catégorie 1.
Mutagenèse : Ce produit contient du 1,3-butadiène classé comme mutagène catégorie 2.

*INFORMATIONS ECOLOGIQUES
Commentaires sur l'écotoxicité : Pas d'effets toxiques rapportés.

Mobilité :
- Sol :
A cause de sa grande volatilité, il est tout à fait improbable que le GPL -C génère
des pollutions du sol ou de l'eau.

- Air :
Relaché dans l'atmosphère, il se dilue rapidement et subit une décomposition
photochimique







































VI-AMENAGEMENT ET EXPLOITATION DES DEPOTS

1. STATION DE DISTRIBUTION DE GPL CARBURANT
Dispositions Générales
-Le projet sera réalisé conformément au plan et les fiches techniques jointes à la déclaration.
Périmètres de Sécurité Extérieure
-Le réservoir, doit être situé à :
*Soixante (60) mètres de tout établissement recevant du public de 1ere catégorie dont l’effectif global est supérieur à 5.000 personnes.
*Quarante (40) mètres de toute installation classée de 1ere catégorie et des établissements recevant du public de 1ere catégorie dont l’effectif est inférieur a 5.000 personnes.
*Trente (30) mètres de tout autre établissement n’appartenant pas à la 1ere catégorie des établissements recevant du public.
*Vingt (20) mètres de tout autre bâtiment d’habitation et bâtiment non classé.
*Douze (12) mètres de toutes autres routes.
*Douze (12) mètres de toute projection horizontale des lignes électriques.
Périmètres de Sécurité intérieure
-Dans la zone d’une installation de distribution carburant entre chaque point dangereux de celles-ci (réservoirs et appareils distributeurs) et (local du gérant, magasin divers et autres locaux) la distance ne peut être inférieure à sept (07) mètres, pour une éventuelle habitation du gérant, la distance ne peut être inférieure à Quatorze (14) mètres, la même distance sera maintenue entre ces points et d’éventuels locaux et aires de repos et parking.
-La distance mentionnée au paragraphe précédent est calculée à partir du point le plus proche du réservoir ou des appareils distributeurs.
-De plus entre le réservoir et l’appareil de distribution il faut respecter la distance réciproque de huit (08) mètres calculée à partir du point le plus proche du réservoir.
Aire de Remplissage
-L’aire de remplissage : Une aire de remplissage d’au moins 02,20m x 01,50m par appareil de distribution est située à 0,80m de celui-ci.
-La zone de sécurité de l’enveloppe entourant l’aire de remplissage, doit se située a 03 mètres du périmètre de celle-ci et la hauteur de cette zone sera de 03 m.
-L’aire de remplissage et la zone de sécurité doivent être matérialisées par des moyens adéquats les délimitant de façon apparente.

Pre******ions Particulières
Caractéristiques des Réservoirs
-Le réservoir ne peut être installé ni à l’intérieur, ni sur le toit d’un immeuble ou d’un local.
-Il doit reposer sur une assiette d’appui suffisante pour que la charge ne puisse provoquer des tassements différentiels tels qu’il en résulterait un danger de renversement ou de rupture.
-Si son installation se fait sur un terrain en pente, l’emplacement du stockage doit être sur 25% au moins de son périmètre, être à un niveau égal ou supérieur à celui du sol environnant.
-Si le sol au voisinage du stockage présente une déclivité telle qu’en cas d’écoulement massif accidentel, le gaz liquéfié puisse atteindre des propriétés
appartenant à des tiers, des foyers ou pénétrer dans un égout, toutes les dispositions doivent être prises pour y palier.
-Le réservoir doit reposer de façon stable, par l’intermédiaire de berceaux, pieds ou supports construits en matériaux incombustibles .Les fondations, si elles sont nécessaires, doivent être calculées pour supporter le poids du réservoir rempli d’eau.
Une distance d’au moins 0,10 m doit être laissée libre sous la génératrice ou le pole inférieur du réservoir.
-Lorsque le réservoir repose sur une charpente métallique et que sa génératrice ou son pole inférieur est situé a plus d’un mètre du sol, cette charpente doit être protégée par au moins 05 cm de béton ou autres matériaux ignifuges d’efficacité équivalente. L’enrobage doit être appliqué sur toute la hauteur .Il ne doit pas, cependant, affecter les soudures de liaison entre le réservoir et la charpente qui le supporte.
-L’installation en aérien des réservoirs en superposés est interdite.
Pre******ions Relatives aux Equipements
-Les réservoirs, soupapes, vannes, tuyauteries, compteurs et flexibles doivent être conçues conformément aux normes en vigueur relatives aux appareils à pression de gaz et notamment au décret N° 90/245 du 18/8/1990.
-Les réservoirs de stockages doivent comporter :

*Un double clapet anti-retour de remplissage.
*Une jauge de niveau en continu indéréglable, facilement accessible et permettant de vérifier le niveau maximal admissible lors du remplissage .Les niveaux à glace ou en matière plastique sont interdits.
*Un dispositif de contrôle au niveau maximum du réservoir.
*Le réservoir doit comporter deux (02) soupapes de sécurité .Chacune

des soupapes doit être indépendante et reliée à la phase gazeuse.
*La pression d’ouverture doit être égale à la pression de calcul avec une tolérance de plus de 10%.
*Le débit des soupapes doit être tel qu’il ne permette pas une surpression à l’intérieur du réservoir, de plus de 10%.
*Les orifices d’échappement des soupapes du réservoir doivent être munis d’un chapeau éjectable ou d’un dispositif équivalent.
*Le jet d’échappement des soupapes doit s’effectuer de bas en haut, sans rencontrer d’obstacles.
*Un dispositif de purge dont l’orifice d’évacuation doit être situé à plus de deux mètres de la tangente du réservoir, en outre, ce dispositif doit comporter deux vannes d’ouverture munies d’un système anti-givre.
*Des dispositifs automatiques de sécurité à chaque orifice de sortie.
*Un dispositif de fermeture manuelle permettant de les isoler des appareils d’utilisation qui leur sont connectés.
*L’installation doit permettre le branchement de câbles de liaison équipotentielle du véhicule ravitailleur avec le réservoir.
*Les réservoirs doivent être efficacement protégés contre la corrosion extérieure et leur peinture doit avoir un faible pouvoir absorbant.
-La capacité du tuyau en aval du robinet se trouvant au bout du flexible ne doit pas excéder 50 cm3.
-Le robinet d’extrémité du flexible est muni d’un dispositif automatique qui empêche le dépit si le robinet n’est pas raccordé à l’orifice de remplissage du réservoir du véhicule.
-La carrosserie du volucompteur doit comporter des orifices de ventilation haute et basse.
Caractéristiques des Tuyauteries
-Les tubes rigides de liaison entre les diverses partie de l’installation, ainsi que les vannes, soupapes et clapets y relatifs doivent être en acier de qualité supérieure être susceptibles d’être soudés.
-Ces tubes doivent être conçus et réalisés en tenant compte des dilatations, contractions, tassements et vibrations .Les tubes et les jointures doivent être dotés d’un revêtement de protection contre la corrosion extérieure.
-Les tubes flexibles destinés à véhiculer les gaz en phase liquide sont conçus spécialement à cet effet et comportent un conducteur métallique à fibre ou tressé assurant le même potentiel entre les deux extrémités.
-Tous les tubes flexibles doivent être conformes aux normes.
-Les raccords terminaux des flexibles susceptibles de subir des chocs, doivent être constitués en matériaux non producteurs d’étincelles.

Caractéristiques des Canalisations
-Lorsque les tubes rigides sont placés dans des caniveaux en maçonnerie, ces caniveaux doivent être :
*Intérieurement revêtus de mortier de ciment ou d’autres matériaux assurant une imperméabilité équivalente.
*Rempli de sable sec.
*Dotés d’un couvercle résistant aux sollicitations du trafic passant par dessus.
*Susceptibles d’être inspecter.
-Les tubes d’adduction et de renvoi des gaz de pétrole liquéfiés reliés aux appareils de distribution, doivent être fixés à la **** des caniveaux.
-Les jointures, lorsqu’elles ne sont pas effectuées au moyens de la soudure directe des tubes, doivent être réalisées au moyens de flasques ou joints spéciaux, soudées au tubes respectifs et présentant les mêmes caractéristiques que ces derniers, la jointure directe des canalisations, au moyen de filetage est interdite.
-Les garnitures d’étanchéité et les boulons doivent répondre aux spécifications d’emploi pour les tuyauteries destinées au passage de G.P.L.
-Lorsque les tubes ne sont pas enfuis, ils doivent être protégés par une structure métallique facilitant leur inspection.
-Les tuyauteries en phase gazeuse sont établies de façon à ne pas permettre la stagnation de condensas.
-Toute section de conduite en phase liquide, pouvant être isolée à ses extrémités, doit être protégées par une soupape de sécurité limitative de pression .Sa pression d’ouverture ne doit pas dépasser 20 Bars.
-Après le montage, l’ensemble de la tuyauterie doit subir une épreuve de résistance mécanique et d’étanchéité conformément à la réglementation en vigueur.
Clôtures
-Le réservoir doit être protégé par une clôture grillagée d’une hauteur minimale de deux (02) mètres et située à trois (03) mètres de ceux-ci.
-Cette clôture doit comporter une porte ouvrant dans le sens de la sortie sur simple poussée et doit rester fermée a clef en dehors des besoins de service.
Pre******ions Relatives à l’Exploitation du réservoir G.P.L
Transvasement
-Le véhicule ravitailleur ne doit pas être a moins de cinq (05) mètres du réservoir pendant la période de transvasement.
-Le taux de remplissage en volume des réservoirs ne doit pas excéder 80%.
-Dans les stations mixtes, il est formellement interdit de procéder aux opérations de transvasement de G.P.L.


-Le raccordement entre camion ravitailleur et réservoir doit être effectué de manière à assurer la continuité électrique.
-Lors des opérations de transvasement, le camion ravitailleur doit être relié électriquement à la terre et ses roues bloquées à l’aide de freins et de câbles appropriés. En outre, le camion ravitailleur doit être muni d’un dispositif anti-étincelles, ses organes électriques devront être étanches et présenter toute garantie contre le self inductions éventuelles.
-L’aire de stationnement du véhicule ravitailleur doit être aménagée et matérialisée.
-Durant les opérations de transvasement ou de dépit, le personnel y affecté doit :
*Respecter et faire respecter scrupuleusement l’interdiction de fumer.
*Empêcher que soit allumé des feux nus dans un rayon d’au moins dix (10) mètres, à partir du lieu de transvasement.
*Avoir a la portée de la main, un extincteur, en bon état de fonctionnement et prêt à l’usage.
*S’assurer que les moteurs des véhicules à approvisionner ou stationnés dans le périmètre de sécurité soient arrêtés.
-Les tubes utilisés pour le transvasement doivent être a flasques ou à raccords rapides du type agrée.
-Le camion ravitailleur doit être muni d’un dispositif d’arrêt de débit automatique.
Conduite de l’exploitation du réservoir

-A l’intérieur de l’enceinte de l’installation ,il est interdit de fumer ,de pénétrer ou d’approcher avec des feux nus ou des objets en ignition et d’y laisser séjourner des dépôts de matières combustibles.
-L’emplacement de l’installation ainsi que l’aire de stationnement du véhicule ravitailleur doivent être entretenus en bon état de propreté, de façon à éliminer
toute accumulation de déchets combustibles .Ils doivent en outre, être soigneusement désherbés .Le désherbage à **** de produits herbicides chlorates est interdit.
-Le personnel affecté à la gestion de l’installation doit :
*Etre au courant des règles de sécurité.
*Etre initié aux manœuvres à accomplir pour prévenir les accidents et les circonscrire.
*Etre en mesure d’utiliser les moyens de secours et de lutte contre l’incendie.
-Il est interdit d’affecter à l’exploitation des installations des personnes âgées de moins de 18 ans.
-Un écriteau, avec l’in******ion ou la signalisation « défense de fumer » de couleur rouge sur fond blanc doivent être placés à l’entrée de l’aire de service, a proximité du réservoir.
-La conduite de l&installation doit être confiée à un préposé qualifié, parfaitement au courant de l’exploitation et des mesures apprendre en cas d’incident ou d’accident.
-Il est tenu de faire observer l’application des règles d’exploitation de l’installation de distribution G.P.L aux personnes concernées.
-En dehors des horaires d’exploitation tous les robinets doivent être fermés et toutes les bouches de ravitaillement en bout de flexible doivent être verrouillées en position « fermé ».

3) Magasins des lubrifiants et accessoires
-Aucune installation électrique ne soit exécutée à l’intérieur du dépôt.
-Une ventilation large et efficace doit être assuré a l’intérieur des dépôts.
-L’installation électrique doit être réalisée au moyen de conducteurs ou câbles résistant au feu.
-En dehors des chemins nécessaires à la circulation et à la manipulation des marchandises, il doit être réservé sur tout le pourtour des magasins un espace libre de 0,60m entre les murs et les marchandises stockées.
-Un espace libre d’au moins égale à 01m doit être ménagé entre le sommet des piles et le plafond.
-Le stockage des marchandises doit toujours être effectué de manière que toutes les portes des magasins soient largement dégagées.


















VII- IDENTIFICATION ET ANALYSE DES RISQUES

A- RISQUES LIES AUX GAZ GPL C

1° LE BLEVE
Séquence d’évènements qui s'ils ne sont pas maîtrisés, s’enchaînent ou se combinent jusqu’à l’apparition de dommages majeurs au niveau des cibles de l’environnement.
Risques liés aux installations de gaz combustibles liquéfiés
Son nom anglais est B.L.E.V.E. : Boiling Liquid Expanding Vapour Explosion c'est à dire : « Explosion de Vapeurs en cours de Détente, Émises par un liquide en Ébullition ».
C'est un accident très redouté dans le cas de feux de camion-citerne ou de réservoir d'hydrocarbures, surtout lorsqu'il s'agit de gaz liquéfiés.

*SCENARIO « LE BLEVE »
• Un gaz liquéfié sous pression est une substance qui est transportée et stockée à l'état de liquide sous pression. La substance a été liquéfiée par augmentation de pression. Certains gaz sont liquéfiés par refroidissement.
• « Lorsque l'on soutire du gaz du réservoir, le liquide bout (à température ambiante) et la vapeur ainsi produite vient compenser le volume retiré ; c'est le fonctionnement normal »





Dans le récipient, le gaz liquéfié est surmonté
d'un ciel gazeux sous pression

Lorsqu'on transfère, à pression donnée, de la chaleur à un liquide, celui-ci subit une augmentation de température, jusqu'à atteindre son point d'ébullition.
Lorsque ce point d'ébullition est dépassé, le liquide est dit surchauffé
Il existe cependant une limite de température, à une pression donnée, au-delà de laquelle se développent des bulles de vapeur dans tout le liquide. Cette limite est la limite de surchauffe d'un liquide.
Il existe cependant une limite de température, à une pression donnée, au-delà de laquelle se développent des bulles de vapeur dans tout le liquide. Cette limite est la limite de surchauffe d'un liquide.

*Nature et causes des BLEVE
-Le Bleve est une explosion physique dont les dangers sont le souffle et la projection de fragments. La substance en cause n'a pas à être inflammable pour qu'il y ait BLEVE.
-L'explosion due à l'expansion des vapeurs d'un liquide en ébullition se produit lorsqu'un contenant rempli de gaz liquéfié sous pression cède brusquement, ce qui entraîne un dégagement explosif de liquide en ébullition et de vapeurs en expansion.
-la défaillance soudaine du réservoir est du à la pression interne du récîpient, mais ce dernier peut être affaiblis par :
 la corrosion
 des dommages mécaniques
 de très hautes températures (incendie)

 L'acier commence à faiblir considérablement au dessus de 300°C. Si l'exposition au feu est grave, il ne faut que quelques minutes pour que la partie phase gazeuse du récipient atteigne cette température.

Faut-il qu'il y ait un feu pour qu'un BLEVE se produise
– Non, on a signalé des BLEVE même si il n'y avait aucun feu ils sont habituellement causé par un problème matériel du réservoir
– S’il n'y a pas de feu, le nuage qui en résultera dérivera dans le vent pour stagner prés du sol.
– Dans le cas de dégagements plus importants, les concentrations toxiques ou les mélanges inflammables pourraient se propager à des distances considérables.

* Les différents types de BLEVE
Les BLEVE les plus redoutables sont observés lorsqu’un réservoir très résistant subit une rupture locale qui déclenche une vaporisation explosive. Cela suggère que la température limite de surchauffe soit approchée ou dépassée.
On appelle ce type de BLEVE « BLEVE chaud »
Par opposition, les BLEVE mettant en jeu un produit dont la température moyenne est inférieure à la température limite de surchauffe du produit à la pression atmosphérique sont nommés "BLEVE froids».
















*Evaluation des effets d’un BLEVE

-Les conséquences associées à un BLEVE sont :

• L’onde de surpression due à la détente de la phase gaz lors de la rupture du récipient.
Plus la capacité est remplie de liquide plus le volume de gaz est faible plus la surpression sera faible.

• L’onde de surpression due à la vaporisation explosive
Ce phénomène est celui qui est générateur des plus fortes surpressions.

• Boule de feu par inflammation du nuage gazeux
Le rayonnement de la boule dimensionne les effets de ce scénario. Effets missiles jusqu’a ’à 1200 m pour des « missiles » de tailles importantes.


*Évaluation quantitative
-Le taux de vaporisation F « Taux de FLASH »: quantité de produit liquéfié subissant une évaporation explosive
-si F > 35 % mi = mb
-mb = masse de la boule de feu
-mi = masse initiale de liquide dans le réservoir
-si F<35% la masse participant est la masse flashée

* LES ECLATEMENTS DES RECIPIENTS
-DE******ION DU PHENOMENE

-L’éclatement d’un récipient peut être la conséquence de phénomènes affectant les caractéristiques de l’enveloppe (la fatigue de l’enveloppe, une corrosion excessive), ou de phénomènes mettant en cause le contenu du récipient (une explosion interne ou encore une augmentation plus lente et accidentelle de la pression sous l’effet d’un échauffement, d’un surremplissage...).
-Lors de l’augmentation de la pression dans un récipient, les parois les plus fragiles se rompent lorsque la contrainte ultime (de ruine) est atteinte. La rupture du confinement permet la libération de la pression contenue qui se traduit par la propagation externe d’une onde de pression aérienne.

*Évaluation des effets
-Le phénomène d’éclatement de récipient induit une onde de pression et, dans certains cas, éjection du robinet du récipient ou de l’ensemble de sa robe. Donc il est cohérent de considérer deux sortes d’effets sur l’environnement extérieur : les effets de surpression dus à l’onde de pression, et les effets d’impact des fragments projetés.
-Les seuils d’effets utilisés sont les suivants :
-- le seuil 140 mbar qui exprime l'apparition d'effets létaux,
- le seuil 50 mbar qui exprime l'apparition des effets irréversibles.
- 20 mbar, seuil des destructions significatives des vitres.
- 200mbar, seuil des effets domino.

*Méthode décrite par l’instruction technique
-Zone délimitée par une surpression de 140mbar, correspondant aux premiers effets de mortalité dus à l’onde de choc.
-Zone délimitée par une surpression de 50mbar, correspondant aux premiers dégâts et blessures notables.


2-L’UVCE (GPL)

Un UVCE (Unconfined Vapour Cloud Explosion) est une explosion de gaz à l’air
libre. Dans le cas d’un gaz inflammable, tel que les GPL, cette explosion produit :
- des effets thermiques,
- des effets de pression.

*De******ion du phénomène
Un UVCE comprend généralement les étapes suivantes :
- rejet dans l’atmosphère d’un GPL, le produit étant en phase gaz ou en phase
liquide,
- mélange avec l’oxygène de l’air pour former un volume inflammable,
- de manière concomitante, dilution et transport du nuage de gaz dont une
partie du volume reste inflammable,
- inflammation de ce nuage,
- propagation d’un front de flamme des parties inflammables du nuage ; ce
front de flamme, associé à l’expansion des gaz brûlés, agit à la manière d’un
piston sur les gaz frais environnants et peut être à l’origine de la formation
d’une onde de pression aérienne, appelée déflagration, si sa vitesse de
propagation est suffisante,
- enfin, le cas échéant, mélange avec l’air et combustion des parties du nuage
qui étaient initialement trop riches en combustible pour être inflammables.
Le vocabulaire distingue, selon les effets produits, l’UVCE du Flash fire, ou Feu
de nuage. De manière générale, le terme UVCE s’applique lorsque des effets de
pression sont observés, alors que le terme Flash fire est réservé aux situations où la combustion du nuage ne produit pas d’effets de pression. Cependant il s’agit dans les deux cas du même phénomène physique, à savoir la combustion d’un mélange gazeux inflammable.

*Accélération des flammes et effets de pression
Lors d’une déflagration, plusieurs régimes de combustion des gaz sont susceptibles d’être observés successivement au cours du temps. La situation expérimentale suivante permet d’expliquer les mécanismes de production des effets de pression lors d’un UVCE. Il s’agit bien sûr d’un exemple, les configurations industrielles peuvent être beaucoup plus complexes, mais les mécanismes physiques mis en jeu sont les mêmes.
On considère un volume inflammable de forme hémisphérique, initialement au

repos, dans lequel sont disposés des obstacles. Une source d’inflammation est placée au sol, au centre de l’hémisphère.
Juste après l’inflammation, le régime de combustion des gaz est généralement
laminaire et un front de flamme se développe sphériquement autour du point d’allumage.
Ce front de flamme est lisse et caractérisé par une épaisseur relativement
faible (de l’ordre de 0,1 mm) de sorte qu’il peut être assimilé à une interface réactive transformant le mélange gazeux inflammable (gaz frais) en gaz brûlés. Ces derniers ont une densité moindre (d’un facteur 8 environ dans le cas des mélanges GPL-air) que le mélange gazeux initial, si bien qu’il s’ensuit une brusque expansion volumique capable de mettre en mouvement les gaz frais, situés en aval, devant les flammes. Ces dernières agissent comme un piston sur les gaz réactifs et provoquent leur écoulement.
Tant que le régime de combustion est laminaire, la vitesse relative du front de
flamme par rapport au gaz frais, appelée vitesse fondamentale de combustion est de l’ordre de 0,5 m/s pour des mélanges propane-air ou butane-air.
La vitesse absolue (dans un repère fixe) du front de flamme correspond dans ce
cas au rapport d’expansion des gaz multiplié par la vitesse fondamentale de combustion et est donc de l’ordre de quelques m/s.
Un front de flamme laminaire est très sensible aux perturbations de son
environnement : variation de la vitesse des gaz, interaction avec des ondes de pression, variation locale de la concentration du mélange… Rapidement, la flamme prend une structure plissée et instable , ce qui a pour effet d’accroître la surface de flamme, donc la consommation des gaz frais, la production de gaz brûlés et la vitesse du front de flamme. Le frottement du fluide sur des parois ou son interaction avec des obstacles induit de la turbulence dans l’écoulement, ce qui accentue encore ce phénomène. En retour, cette accélération augmente la vitesse d’écoulement des gaz frais et le niveau de turbulence de l’écoulement. Ainsi, par ce mécanisme autoentretenu, la flamme s’accélère d’elle-même : il s’agit du régime de déflagration.
La présence d’un confinement partiel (mur, auvent, etc…) peut accentuer la
montée en pression en bloquant l’expansion volumique des gaz dans une ou plusieurs directions.
La flamme ne peut toutefois s’accélérer indéfiniment. Lorsque le régime de
déflagration devient suffisamment rapide, l’onde de choc qui se forme en avant du front de flamme peut comprimer le mélange de gaz frais jusqu’à sa température
d’auto inflammation.
Si tel est le cas, il peut se former derrière l’onde de pression une zone de


combustion qui se propage à la même vitesse. La zone de combustion« entretient »
l’onde en compensant son atténuation naturelle, tandis que l’onde « entretient » la
flamme par auto-inflammation : il s’agit du régime de détonation. En pratique, la
transition vers la détonation peut se produire dès lors que la vitesse de la flamme
devient comparable à la vitesse du son dans les gaz brûlés, soit au moins 500 m/s. Elle s’observe en général pour des vitesses de flamme de l’ordre de 2000 m/s. Dans le cas d'un UVCE de GPL, la détonation est exceptionnelle. Le régime d’explosion à retenir est celui de la déflagration.

*De******ions des effets
Les effets générés par un UVCE sont fortement dépendants des conditions locales dans lesquelles l’explosion a lieu : conditions du mélange gazeux et conditions de l’environnement.
Paramètres propres au mélange gazeux Paramètres propres à l’environnement
.Réactivité
(vitesse fondamentale de combustion, taux d’expansion)
Source d’inflammation (position par rapport au nuage, énergie)
Concentration et homogénéité Encombrement (nombre, position, taille des obstacles)
Turbulence propre du jet Confinement partiel

. Effets thermiques
L’expérience montre qu’en pratique, les effets thermiques de l'UVCE ne sont pas
dus au rayonnement thermique (très court) du nuage enflammé, mais uniquement au passage du front de flamme. Autrement dit, toute personne se trouvant sur le parcours de la flamme est susceptible de subir l’effet létal, mais celui-ci n’excède pas la limite extrême atteinte par le front de flamme. Ainsi, l’effet thermique de l’UVCE ou du Flash Fire (rappelons qu’il s’agit du même phénomène physique) sur l’homme est dimensionné par la distance à la LII.

. Effets de surpression
Ces effets sont produits par l’effet piston du front de flamme sur les gaz frais. Plus la propagation du front de flamme est rapide et plus son accélération est grande, plus l’amplitude de l’onde de pression est importante. Celle-ci se propage dans l’environnement à la façon d’une onde de choc dont l’amplitude s’atténue lorsque l’on s’éloigne du centre de l’explosion, de manière inversement proportionnelle à la distance.
En l’absence d’obstacle, on observe expérimentalement que la propagation de la


flamme dans un mélange homogène et au repos est très faiblement accélérée, et que les niveaux de pression associés n’excèdent pas quelques millibars. En revanche, la présence d’un écoulement turbulent ou de gradients de concentration suffit à accélérer la flamme et à engendrer des niveaux de pression plus élevés, même en l’absence d’obstacle.

4. Causes – Réalités physiques
Les causes d’un UVCE

Pour obtenir un UVCE il faut deux conditions réalisées simultanément :
- un nuage de gaz inflammable (dont la concentration en combustible se
situe entre la LII et la LSI),
- une source d’inflammation.
Tous les phénomènes de rupture de canalisation ou de fuite d’un GPL peuvent
engendrer un UVCE. La fuite peut être liquide ou gazeuse, mais à conditions de fuite équivalentes (pression, température, importance de la fuite), une fuite en phase liquide produit des nuages inflammables toujours beaucoup plus grands qu’une fuite en phase gazeuse, car le débit rejeté est beaucoup plus élevé (pour les GPL dans des conditions ambiantes, 1 litre de phase liquide engendre de l’ordre de 250 litres de phase gazeuse).

*Remarques sur la formation du nuage inflammable
La formation et la dispersion du nuage inflammable sont influencées par de
nombreux phénomènes, qui ne sont pas toujours pris en compte dans les modèles :

- Forme de la brèche : la forme de la brèche a une influence sur la forme du jet. Ainsi une fuite sur un robinet engendre un jet « plan », dont le développement est différent du jet « bâton » formé par exemple par la rupture de celui-ci. La forme de la brèche a donc une influence directe sur le volume inflammable formé, qui n’est pas prise en compte par les modèles de calcul de terme source. Les méthodes habituellement utilisées consistent à calculer un diamètre de fuite équivalent et à assimiler le rejet à un jet « bâton ». Cette approche devrait être conservatoire, car un jet plan devrait plutôt avoir tendance à favoriser la dilution et donc à diminuer les volumes inflammables. On manque néanmoins de données expérimentales sur le sujet.

- Direction du rejet : la direction du rejet (verticale, horizontale), de même
que sa hauteur par rapport au sol ont une influence non négligeable sur la
formation du nuage inflammable. De manière générale, la dilution est plus

rapide pour un jet vertical (vers le haut) que pour un jet horizontal, et pour
un rejet en hauteur que pour un rejet au sol. Par conséquent, la distance à
la LII est généralement maximale lorsque le jet se produit horizontalement
au niveau du sol. Enfin, un rejet en hauteur présente généralement moins
de risques, car la plupart des cibles et des sources d’inflammation
potentielles sont situées au sol.

- Impact du jet : on parle de jet impactant lorsque le jet rencontre un
obstacle sur sa trajectoire, à proximité du point de fuite. Dans le cas d’un
jet impactant, l’expérience montre que le volume inflammable formé
pourrait être plusieurs fois supérieur à celui formé en jet libre, à conditions
de fuite (diamètre de la brèche, pression) identiques. Cet accroissement de
volume est produit par les phénomènes de déflection et de re-circulation induits par les obstacles proches du point de fuite. Une analyse au cas par cas, en fonction de la taille, de la position des obstacles et de la quantité de mouvement du rejet, est nécessaire pour donner une estimation du volume inflammable à prendre en compte pour le calcul d’explosion.
- L’impact du jet sur un obstacle perturbe fortement la dispersion par rapport à une situation de champ libre, et pourrait conduire soit à une augmentation, soit à une diminution de la distance à la LII. Une étude au cas par cas, éventuellement par une simulation tridimensionnelle, est nécessaire.
- Les données expérimentales pour le butane et le propane montrent qu’en cas de fuite sur la phase liquide, il n’y a quasiment pas de formation de flaque au sol si le rejet n’est pas impactant. Il n’y a donc pas de calcul d’évaporation de flaque.
- En régime permanent (c’est-à-dire lorsque la fuite est alimentée avec un débit constant), le volume inflammable et la distance à la LII ne dépendent pas de la quantité rejetée, ni de la durée du rejet. Dans le cas d’un jet sous pression, le régime permanent peut être atteint rapidement (souvent moins d’une minute).
C’est pourquoi les mesures de sécurité destinées à réduire le temps de fuite ne se traduisent pas toujours par une réduction des distances d’effet dans les résultats donnés par les modèles de calcul, si la durée de la fuite reste supérieure à la durée d’établissement du régime permanent.
Cependant, ces mesures vont bien entendu dans le sens de la sécurité, car elles permettent de réduire considérablement le temps de présence du nuage inflammable, et donc le risque d’inflammation. Enfin, en cas de feu torche, la limitation de la durée de fuite permet souvent de réduire les distances d’effet, et limite l’agression thermique sur les structures, donc le risque d’effet domino.
- La distance du point de rejet à la LII ne peut pas être plus grande que celle
atteinte en régime établi.

- Dans le cas d’une fuite établie, on observe généralement une diminution rapide du débit, due à une chute de la température dans la canalisation.
Cette chute de débit s’ajoute à celle induite par la vaporisation partielle du liquide dans la canalisation avant la brèche (phénomène de flash).

- Conditions météorologiques : L’influence de la stabilité atmosphérique et de la vitesse du vent sur la formation des nuages est complexe, car plusieurs mécanismes physiques entrent en compétition.
Néanmoins, on peut dégager quelques tendances générales :
- les volumes inflammables les plus grands sont généralement produits lorsque l’atmosphère est très stable, car la dilution est faible,
- la vitesse du vent entraîne deux effets contraires : un vent fort favorise la
dilution, donc la réduction du volume inflammable, mais peut entraîner le nuage à des distances plus élevées par advection,
- lors d’un rejet de GPL, le nuage visible, dû à la condensation de la vapeur d’eau atmosphérique, n’a aucun rapport avec la distance à la LII. Selon le
taux d’humidité de l’air, le nuage visible est tantôt plus petit, tantôt plus
grand que le nuage inflammable.

- Modélisation des effets
En premier lieu, il est important de rappeler que les méthodes de calculs présentées ne permettent pas d’obtenir plus que des ordres de grandeur, sur lesquels la marge d’erreur n’est généralement pas quantifiable mais peut être relativement importante. Les effets modélisés (thermiques et surpression) sont ceux générés par l’extension maximale du nuage au moment de l’inflammation. Le point d’inflammation ressort de l’analyse de risque.
Le calcul d’un scénario d’explosion d’un nuage est réalisé en plusieurs temps :
- détermination du terme source,
- un calcul de dispersion du nuage inflammable,
- un calcul d’explosion.
Les distances d’effets sont déduites du calcul de dispersion (effets thermiques) et du calcul d’explosion (effets de pression).
. Calcul du terme source
. Paramètres à définir
Quantité rejetée Diamètre de la brèche
Phase rejetée (gazeuse ou liquide) Hauteur de liquide par rapport à la brèche
Pression Direction du rejet : horizontal, vertical, impactant ou non
Durée de la fuite Hauteur du rejet
Composition du produit Pertes de charge.

Le calcul prend également en compte les propriétés thermophysiques du produit.
Pour la densité, les valeurs à retenir sont du Butane et du Propane, qui fournit les tables et les courbes de variation de la densité en fonction de la température. Les valeurs de densité du propane et du butane dans les conditions ambiantes sont indiquées dans le tableau suivant:: pane
515 kg/m3 à 15°C 585 kg/m3 à 15°C
508 kg/m3 à 20°C 579 kg/m3 à 20°C
Le choix d’une valeur de densité à 15°C ou 20°C a une influence minime sur les
distances d’effet calculées (moins de 5%)

-Hypothèses de calcul
Le calcul de la formation et de la dispersion d’un nuage inflammable fait intervenir un grand nombre d’hypothèses de calcul liées à la définition du scénario, dont certaines sont liées aux caractéristiques de la fuite, et d’autres à l’environnement du l’analyse des risques.
.Paramètres à définir
Le calcul de la dispersion du nuage fait intervenir des paramètres liés aux
conditions extérieures, comme l’état atmosphérique et l’environnement du rejet.
Les conditions météorologiques sont généralement définies par trois paramètres :
- la stabilité atmosphérique,
- la vitesse du vent,
- la température ambiante.
De plus certaines conditions de stabilité ne sont pas compatibles avec certaines
vitesses de vent. Le tableau qui suit donne un exemple de la compatibilité des classes de stabilité avec certaines conditions météorologiques.

Pour ces raisons, il est recommandé, à minima, de calculer les distances d'effets dans les conditions météorologiques suivantes:

D, 5, 20
F, 3, 15

Atmosphère Neutre
Vitesse du vent, à une altitude
De 10m, égale à 5m/s
Température ambiante, égale à 10°C
de
10 m Rayonnement solaire Atmosphère très stable
Vitesse du vent, à une altitude
de 10m, égale à 3m/s
Température ambiante, égale à 15°C


D? 5?

-Environnement du rejet : les obstacles et les accidents topographiques
perturbent la trajectoire du vent et modifient les caractéristiques moyennes et
turbulentes de l’écoulement de l’air. Ces modifications sont, naturellement, fonction de la taille et de la forme des obstacles topographiques rencontrés par le vent. Les logiciels utilisant des modèles intégraux ne permettent pas de prendre en compte le relief, ni la présence d’obstacles à la dispersion des nuages (bâtiments), et supposent une direction et un profil de vent constants dans le temps. Lorsque les irrégularités au sol sont de faible taille par rapport à celle du nuage, les perturbations qu’elles engendrent affectent de façon globale la dispersion du nuage. L’hypothèse d’un terrain idéalement plat et de rugosité uniforme est généralement bien adaptée à cette problématique.
La rugosité peut être interprétée comme un coefficient de frottement du nuage sur le sol, et produit deux types d’effets antagonistes :
- elle augmente la turbulence, ce qui favorise la dilution,
- elle freine le nuage, ce qui favorise l’effet d’accumulation et la concentration.
La rugosité varie selon le type d’environnement : champs, habitat dispersé,
environnement industriel ou urbain …
La rugosité a une influence non négligeable sur la dispersion des nuages de GPL,
car ceux-ci ont un comportement de « gaz rampant » au sol, du fait de leur densité plus élevée que celle de l’air.

-Détermination de l’énergie d’explosion
. Propriétés de combustion du produit
L’énergie de l’explosion est liée :
- à la chaleur de combustion du gaz,
- Au volume inflammable considéré.





Propane

butane




Energie de combustion

46 MJ/kg

45,9 MJ/kg


3,46 MJ/m3

3,48 MJ/m3




Limites d’inflammabilité (% vol)

2,1 % - 9,5 %


1,3 % – 8,5 %




Concentration stoechiométrique


4,0 %


3,1 %


Pour un site GPL, on pourra s’accorder pour retenir les ordres de grandeur suivants :





Nature du volume inflammable Ordre de grandeur de la surpression maximale*
NATURE DU VOLUME INFLAMMABLE
ORDRE DE GRANDEUR DE LA SURPRESSION MAXIMALE
Ordre de grandeur de la surpression maximale

Nuage quasiment au repos en champ libre

Jet turbulent en champ libre

Zones de stationnement de camions


< 20 mbar

50 à 100 mbar selon la puissance du jet

100 – 500 mbar selon la configuration




Ces règles sont purement indicatives, car la violence de l’explosion dépend autant de l’encombrement de la zone que de la turbulence initiale du jet. Une analyse au cas par cas est nécessaire.
. Calcul du volume inflammable en champ libre
Le calcul de dispersion permet de déterminer la masse de GPL contenue dans le
nuage inflammable.
Toutefois, il ne permet pas de déterminer le volume de nuage dont la concentration est comprise entre la LII et la LSI. La concentration dans le nuage
est variable ; il y a des gradients, avec des zones de concentration supérieure à la concentration stoechiométrique, et d’autres de concentration inférieure.
En moyenne, considérer que toute la masse inflammable est diluée à la concentration stoechiométrique permet de calculer le volume inflammable avec une bonne approximation.
.Explosion et inflammation du nuage de gaz
– Effets thermiques
L’expérience montre que l’effet du rayonnement thermique est assez limité, et que l’effet létal est dimensionné par la distance à LII. Autrement dit, toute personne se trouvant sur le parcours des gaz brûlés est susceptible de subir l’effet létal avec une probabilité élevée, et toute personne se trouvant en dehors du nuage inflammable ne peut pas subir d’effet thermique létal.
Dans le cas de l’explosion d’un nuage de gaz au repos en espace libre ou flash fire
les seuils d’effets thermiques considérés sont :
- distance au seuil des effets létaux significatifs = distance à la LII
- distance au seuil des premiers effets létaux = distance à la LII
- distance à l’effet irréversible = 1,1 x distance à la LII (formule forfaitaire).
Toutefois, lorsqu’un nuage inflammable sort d’un site, il est nécessaire d’étudier
l’environnement voisin pour identifier la présence de sources d’inflammation
éventuelles. En particulier, si dans certaines directions il est démontré que la possibilité que le nuage rencontre une source d’inflammation avant d’atteindre la distance maximale à la LII est très forte, la distance aux effets thermiques dans cette direction peut être réduite à la distance entre le point de fuite et le point d’inflammation.

. Calcul des effets de pression
Avec les hypothèses précédentes, l’utilisation des abaques de décroissance permet de déterminer les distances d’effet qui suivent. Ces distances sont comptées, pour les zones A, B et C, depuis le centre de l’explosion déterminé l’étape.
Pour l’explosion en champ libre, la distance est comptée à partir du point de fuite,
en supposant que le centre de l’explosion est situé au centre du nuage inflammable, c’est-à-dire à la moitié de la distance à la LII. Cela revient à ajouter la moitié de la distance à la LII à la distance d’effet calculée.






Zone encombrée

200 mbar

140 mbar

50 mbar

A
12 m
20 m
55 m

B
50 m
65 m
155 m

C


30 m


40 m


100 m




Explosion du nuage en champ libre Non atteint Non atteint 115 m*
* 115 m = 58 m (distance d’effet) + 57 m (1/2 distance à la LII)
On notera en particulier que l’explosion dans la zone C entraîne des distances
d’effet plus grandes que l’explosion dans la zone A, alors qu’elle met en jeu un volume inflammable plus petit. Ceci est dû au niveau de surpression maximal (indice de violence) associé à chaque explosion.
Il est possible de positionner ces zones sur un plan, comme ci-dessous pour les
distances au seuil de 50 mbar (sur cet exemple, l’échelle n’est respectée
qu’approximativement). Pour le cas particulier de l’explosion en champ libre, ce tracé en forme du cercle centré sur le point de fuite suppose qu’il n’y a pas de direction prévisible du rejet.
.Effets thermiques
Les effets thermiques sur l’homme sont déterminés à partir de la distance à la LII.


Seuil des effets létaux


Seuil des effets irréversibles


120 m




130 m


































VII- MESURES DE PREVENTION ET DE PROTECTION

Eléments d’appréciation des mesures de maîtrise des risques
De manière générale, les critères mentionnés ci dessus peuvent être évalués
suivant les considérations présentées dans le tableau ci-dessous.


CRITERES

TYPES D’ASPECTS A PRENDRE EN COMPTE

Type
Efficacité




Une foi Une fois que le bon dimensionnement de la mesure de maîtrise des risques est vérifié, les élém éléments d'appréciation de l'efficacité peuvent porter sur :
- l'adéquation des aptitudes du personnel chargé de l'action de sécurité par
rapport à la tâche, - l'adéquation et l’adaptation des outils et des interfaces de travail à l'opérateur ou ergonomie des outils et des interfaces : disponibilité et présentation des informations et de leur documentation (à traiter par l'opérateur ou donnant un retour sur les conséquences de son l'action de l'opérateur), accessibilité et manœuvrabilité des outils, adéquation de l’organisation (clarté des missions, de la définition des rôles et des responsabilités, etc.)















Cinétique























Maintenabilité et
testabilité (ou
maintien dans le
temps et
vérification)


La notion de cinétique est pertinente pour le cas des mesures de maîtrise des
risques consistant à intervenir suite à une dérive ou suite à un incident ou
accident, ou plus largement, dans une situation de dérive c'est-à-dire dans un
con****e de dynamique accidentelle.
Cette notion est beaucoup moins pertinente pour le cas des mesures de
maîtrise des risques consistant à intervenir en préalable d'une activité à
risque, hormis des cas particuliers comme notamment la vérification d'une
surépaisseur de corrosion d'une canalisation devant être réalisée à une
fréquence adaptée à la vitesse de corrosion, et devant inclure le changement
de la canalisation ou son by-pass.
La cinétique de mise en œuvre d'une mesure de maîtrise des risques
correspond au temps total sur l'ensemble des phases nécessaires à la
réalisation de l'action de sécurité. En particulier dans les cas de surveillance
de paramètres ou de ronde, il est nécessaire d'intégrer la fréquence de cette surveillance ou ronde en prenant en compte dans la cinétique de mise en
œuvre de la mesure de maîtrise des risques la période de temps
correspondante, c’est-à-dire la notion de cinétique intégrera la durée du
contrôle et la durée de la période entre deux contrôles. De même, il est
important de nuancer l’estimation de ce temps de mise en œuvre avec
l’impact, sur cette cinétique, de la charge de travail des hommes, notamment
la réalisation de plusieurs tâches en parallèle.






Le maintien de la performance de l'intervention humaine peut s'apprécier à
différents niveaux :
- le maintien, par la formation, de la compétence du personnel chargé de
l'action de sécurité. Il peut nécessiter des recyclages réguliers, d'autant plus que les actions réalisées sont rarement mises en œuvre, ainsi que des
exercices permettant de mettre en pratique les compétences acquises,
- le maintien, dans le domaine prévu, des conditions matérielles et
organisationnelles nécessaires à la réalisation de la tâche.
Ensuite, il est possible de tester et vérifier selon ces deux mêmes niveaux :
- par un contrôle (de connaissances/d'aptitudes) complémentaire à la
formation initiale, que les enseignements de la formation sont bien
applicables et appliqués par l'opérateur,
- par l'ensemble des contrôles et audits, que les conditions matérielles et
organisationnelles dans lesquelles les opérateurs agissent ne se sont pas
dégradées ou n'ont pas évolué sans être gérées.





VIII- ORGANISATION DE LA SECURITE

*Protection du Personnel

-La protection des travailleurs contre les différents risques sera assurée par des moyens appropriés et notamment par:

• Des chaussures de protection.
• Des gants appropriés aux risques.

-Une boite a pharmacie contenant des produits pharmaceutique de première urgence.

*Service de Sécurité

-Le personnel de l’installation sera aussi chargé de toutes les questions relevant du domaine de la prévention et de l'intervention contre les risques.
-Des manœuvres de simulation d'intervention pour divers risques doivent être exécutées périodiquement.


*MOYENS DE PROTECTION

Réserve d'eau a constitué

Dans le cas où il n'existe pas de réseau public d'eau de lutte contre l'incendie celle-ci doit être constituée dans les mêmes conditions à partir d'une artificielle susceptible de garantir un apport de 30 m3.
Le réseau d'eau de lutte contre l'incendie serait alimenté par cette réserve au moyen de pompe thermoélectrique d'un débit nominal de 15 m3/heure et secondé par une pompe diesel de même débit chacune susceptible de satisfaire les conditions de pression sus-citées.
Les canalisations d'eau de lutte contre l'incendie devront être peintes en rouge.






Les robinets d'incendie armés

L'installation de 02 R.I.A de 40mm de diamètre, armé d'une longueur de 20m de tuyaux en caoutchouc semi-rigide, une lance à orifice de 12mm de diamètre et d'une tricoises pour le serrage des tuyaux .Ces robinets seront installés un à chaque extrémité du mur extérieur du bâtiment de gérance.
L’installation d’un R.I.A de 40mm de diamètre, armé de d’une longueur de 20 m en caoutchouc de tuyaux semi rigide ,une lance à orifice de 12mm de diamètre et d’une tricoises pour le serrage des tuyaux .Ce robinet sera installé sur l’allée (verdure) partie réservée à la distribution des véhicules poids lourds .

Ils doivent être alimentés par un branchement de 60 mm de diamètre, susceptible de fournir un débit de 12 m3/heure sous une pression de 2,5 bars minimum et installés dans un placard ou niche murale signalé par la mention "POSTE D'INCENDIE" en caractère blanc sur fond rouge.

Rampe d’arrosage

L’installation d’une rampe d’arrosage sur le réservoir de GPLC au fin de refroidissement du dépôt au cas d’élévation de la température de celui-ci.

Le réseau d'eau d'incendie

Le réseau d'eau sera réalisé sous forme maillée devra comporter des vannes de barrage partiel en nombre suffisant et judicieusement repartis pour que toute section affectée par une rupture puisse être isolée.

Les moyens de protection complémentaire

-La défense contre l'incendie doit être complétée par des moyens
d'extinction de divers types et natures et seront installés dans les parties suivantes de l'installation:

-(02) extincteur à poudre sèche de 50 Kgs sur chariot;
-(05) extincteur à poudre sèche de 10 Kgs ;
-(02) extincteur à neige carbonique de 06 Kgs;
(01) extincteurs à neige carbonique de 02 Kgs ;


-Des caisses de sables maintenues à l’état meuble avec pelles de projection seront placées en des endroits visibles et facilement accessibles, prés des réservoirs et des appareils distributeurs.

Consignes générales

-Des écriteaux visibles mentionneront l'interdiction de fumer ou de porter
des flammes nues a l'intérieur de la station.

-Des consignes très précises affichées bien en évidence indiqueront l'adresse et le numéro d'appel téléphonique de l'unité de la Protection Civile
de Batna et doivent comprendre aussi la marche a suivre en cas d'incident et concernant notamment l'*****e et la mise en œuvre des moyens de secours.
Consignes Particulières

-L'entretien et la vérification du matériel doivent se faire périodiquement
devra être maintenu en bon état de fonctionnement en permanence et contrôlé au moins une fois par an.
-Le personnel de l'établissement sera initié à la manœuvre du matériel de lutte contre l'incendie.























IX- LA GESTION DES RISQUES

Le risque est un événement dont l'occurrence est incertaine et dont la réalisation affecte les objectifs de l'installation en premier lieu, et peut porter atteinte plus ou moins grave a l'homme et a son environnement.
Les risques qui peuvent affectées l'installation sont:
*Les risques endogènes, risques directement liés a l'activité de
l'installation.
*Les risques exogènes, risques provoqués par l'environnement de
l'installation.

Evaluation du Risque

Evaluer le risque c'est d'abord:

*L'identifier.
*Déterminer la probabilité de son apparition.
*Déterminer son degré de gravité.
*Déterminer les scénarios d'accidents envisageables et leurs effets sur les personnes et l'environnement.
*Déterminer la probabilité de sa propagation.
*Déterminer les moyens et les actions qui permettent de contenir et de
maîtriser ceux-ci, et doivent être proportionnelles et appropriés aux risques a défendre.

Objectifs de l'Intervention
Les objectifs de l'intervention c'est:

*faciliter l'intervention des moyens mis a disposition.
*Limiter la propagation du risque.
*Réduire le délai d'évacuation des personnes.
*Protéger les biens.

Et enfin c'est:

*Contenir et maîtriser les incidents de façon à minimiser les effets et à limiter les dommages a l'homme, a l'environnement et aux biens.





* PLANIFICATION OPERATIONNELLE

1-GAZ INFLAMMABLES

SCENARIO N°1

Intervention en Cas d’Incident / d’Accident sur Réservoir G.P.L
*La règle générale est de ne pas éteindre une fuite de gaz enflammée autrement qu’en arrêtant cette fuite, c’est à dire pratiquement par la fermeture d’une vanne située en amont de cette fuite.
*Lorsqu’une fuite de G.P.L est enflammée, il est relativement facile de limiter les dommages matériels et d’éviter l’extension du sinistre en protégeant les alentours du foyer.
*Une fuite non enflammée, qui se répand en nappe, peut être allumée à distance de son origine par n’importe quel feu nu et provoquer une déflagration aux conséquences imprévisibles.



Conduite a Tenir

Si le feu a lieu sur le véhicule et si cela est possible, les mesures d’ordre général que doit prendre le chauffeur sont :
-Essayer d’éteindre en fermant une vanne, sinon
-Eloigner le véhicule de tout bâtiment, des lieux habités ou fréquentés ou des routes a grande circulation,
-Essayer de se rapprocher d’un point d’eau,
-Stopper le moteur du camion citerne,
-Arrêter toute flamme nue, ne pas fumer,
-Disposer des signaux et prévenir les autres usagers et les passants,
-Informer le public du risque et lui conseiller de rester sous le vent en dehors de la zone dangereuse.
-Prévenir les services de secours et les services de sécurité le plus tôt possible.

Estimation des Risques
L’estimation des risques doit prendre en compte :

*Le matériel mis en cause dans l’accident, sa nature et sa position :
-Réservoir ou camion citerne,
-Charge en G.P.L,
-Position normale ou renversement.

*Les conséquences de l’accident :
-Fuite enflammée ou non,
-Fuite sur équipement ou par déchirure du réservoir,
-Débit de fuite,
-Phase gazeuse ou liquide.

*L’environnement:
-Zone rurale ou agglomération,
-Risques d’échauffement non maîtrisables,
-Relief du terrain.
*Les conditions météorologiques :
-Vent, pluie, brouillard,
-Forte chaleur.

Mise en Œuvre des Premières Mesures D’urgence

La Gendarmerie, la Police ou la Protection Civile doivent assurer la protection par la mise en place d’un périmètre de sécurité.
*En cas de fuite importante :
-Arroser à la lance le jet de gaz le but de diriger la nappe de gaz et d’accélérer sa dilution,
-Réaliser un rideau d’eau pulvérisée pour éviter la propagation de la nappe de gaz.

*Si la fuite est enflammée est on ne peut ou on ne veut pas l’éteindre par crainte de risques ultérieurs :
-Refroidir par un jet en pluie la citerne, jusqu’à épuisement du G.P.L, pour éviter que son échauffement devienne dangereux,
-Arroser à la lance tout ce qui est menacé par le rayonnement du foyer pour éviter l’extension du sinistre.

*Les extincteurs à poudre équipant le véhicule peuvent être utilisés pour éteindre le feu :
-Sur une fuite que l’on peut contrôler ou obturer,
-Sur une personne dont les vêtements brûlent.

Analyse du Risque
Risques générés par ces équipements :
*Défauts d’étanchéité = fuite de gaz.
*Poinçonnement ou rupture = éclatement du réservoir.
*Feu, échauffement = éclatement, embrasement spontané, explosion.
*Feu, échauffement = B.L.E.V.E.
Trois effets possibles sont à analyser lors d’une explosion : les effets de projection, thermique, et de surpression.

-Effets de surpression :
*L’onde de pression ne semble pas avoir été déterminante dans les séquelles détectées auprès des victimes des explosions communes.
*A plusieurs dizaines de mètres, les tympans peuvent être touchés et les vitres brisées.
*Des phénomènes de blast, notamment en milieu confiné peuvent être envisagés.


-Effets de projection :
*Des projectiles ont été retrouvés jusqu'à 90 mètres.
*Le projectile le plus lointain peut être le réservoir, voir un élément du réservoir.
*Hormis le toit retrouvé en plusieurs occasions à l’avant du véhicule, les éléments projetés le plus violemment sont retrouvés la plus part du temps, dans une zone de projection située à l’arrière et sur les cotés du véhicule.

-Effets thermique :
*Des brûlures significatives avec des effets irréversibles sur la peau nue sont envisageables à plusieurs dizaines de mètres.
*Des intervenants non protégés totalement (mains, visage…) ont été brûlés dans un rayon de 15 mètres.

Action sur le Terrain

-Procédure d’extinction
*Protection individuelle : Tenue de protection complète (tenue de feu).

-Protection du chantier
*Périmètre de sécurité (zone de protection du public) : Rayon à 100m.
*Zone de travail : environ 50m.
*Ecran de protection dans la zone d’approche : Ecrans naturels, structures…

-Limitation du nombre d’intervenants
*Un binôme d’attaque.
*Les autres en retrait, derrière les écrans.

-Manœuvre préconisée
*Attaquer par l’avant du véhicule.
*Extinction à l’aide de la lance à débit variable (L.D.V)
*Etablissement préalable de trois tuyaux de diamètre 45 derrière l’écran de protection.
*Engagement du binôme d’attaque en dehors de la zone arrière du véhicule et latérale.
*Progression du point d’eau au point d’attaque.


-Après extinction
*Investigations concernant la nature des carburants.
*Si G.P.L. ou doute, refroidissement de la partie réservoir.

-Tactique

Feu de camion naissant Extinction rapide


Véhicule embrasé Envisager de laisser
Danger pour les brûler si nécessaire,
Intervenants. et dispositions contre
les risques d’extension.

Avant départ vérifié que tout risque est écarté




Véhicule embrassé Extinction selon
Ou véhicule plein GPL procédure proposée vérification
Ou présomption GPL
Avant départ vérifié que tout risque est écarté


-Règles de ****
-Suivant le type de feu de véhicule, l’état d’avancement du sinistre et le con****e, le responsable de l’opération devra choisir la tactique la mieux appropriée pour :
*Protéger les intervenants.
*Eviter ou limiter une extension du sinistre.
*Ne quitte les lieux de l’intervention qu’après avoir vérifié que tout risque d’explosion est écarté.