secour37
07-22-2009, 06:17 PM
Notions sur les E. R. P
Définitions
Qu'est ce qu'un E. R. P ?
Un établissement recevant du public (E. R. P) est un bâtiment, un local,
une enceinte, dans lequel des personnes sont admises soit librement, soit
moyennant une rétribution ou une participation quelconque ou dans lequel
sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitations,
payantes ou non.
Qu'est-ce que le public ?
Est considérée comme faisant partie du public toute personne admise dans
un établissement recevant du public à quelque titre que ce soit en plus du
personnel.
****e de référence :
L’ordonnance n° 76-04 du 20 février 1976, relative aux règles
applicables en matière de sécurité contre les risques d’incendie et de
panique et à la création de commission de prévention et de protection
civile…………………
Décret n° 76-36 du 20 février 1976, relatif à la protection contre les
risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du
public………
La réglementation à pour objectif d’assurer la sauvegarde des personnes et
doit permettre l’évacuation rapide du public. (Voir page réglementation)
Etude d’établissement :
L'étude des dangers potentiels d'un établissement débouche sur l'analyse
du risque, qui est une sorte de tableau de bord établi lors d'une visite
approfondie grâce à un schéma précis (CL. I. C. D. V. E. C. R. M).
Son but est de :
Relever les infractions aux différentes réglementations applicables en
matière de sécurité ;
Déceler tout ce qui peut être à l'origine d'un feu, d'une explosion ou de la
panique, rechercher les éléments favorisant la propagation d'un sinistre ;
Proposer enfin les solutions pour pallier les anomalies ou infractions
relevées.
Définition (CL. I. C. D. V. E. C. R. M) :
Classement : détermination de la réglementation applicable à l'activité
(type), ainsi que de sa catégorie.
Implantation : étude de l'environnement de l'établissement qui déterminera
son isolement par rapport aux tiers, ainsi que les problèmes d'évacuation
du public et d'accès des secours.
Construction : étude de la qualité et de la nature du gros oeuvre et des
aménagements intérieurs, notamment les problèmes de résistance et
réaction au feu, compartimentage.
Dégagements : calcul du nombre et de la largeur des issues, de leur
répartition, vérification de leur praticabilité permanente.
Ventilation : étude de la ventilation, mais aussi du désenfumage en cas
d'incendie (notion primordiale pour l'évacuation du public et la limitation de
la propagation).
Electricité : étude de la qualité des installations électriques génératrices de
nombreux sinistres.
Eclairage : Vérification de l'existence d'un éclairage de sécurité et de sa
conformité aux règles.
Chauffage - Climatisation : détermination des risques de mise à feu et de
propagation du feu par les générateurs, circuits de chaleur et de froid
Risques spéciaux : ils sont liés à l'exploitation et doivent faire l’objet d'une
étude très précise.
Moyens de secours : vérification de la présence des moyens
réglementaires, de leur entretien et de leur fonctionnement, ainsi que de
l'aptitude des occupants à les utiliser.
Le bilan de la visite doit déboucher sur plusieurs solutions pour remédier
aux défauts constatés, la solution retenue étant souvent celle qui permet de
répondre aux exigences réglementaires à un moindre coût.
Classification des ERP en fonction du type
Type Définitions
A
Les salles de spectacles ou d’auditions et en général tous les
établissements comportant soit un aménagement scénique, soit
des appareils de projection cinématographique répartis dans les
types ci-après :
A1 : Scène comportant un ou plusieurs dessous.
A2 : Scène ne comportant par de dessous, mais dont la surface
est supérieure à 150 m2 ou dont le volume est supérieur à
1200 m3 ou dont l’une des dimensions linéaires excède 24
mètres.
B
Scène ne comportant par de dessous, mais dont la surface est égal
ou inférieur à 150 m2, dont le volume est égal ou inférieur à 1200
m3, et dont chacune des dimensions linéaires est inférieurs à 24
mètres.
C Estrade fixe, adossée à un mur de salle; y compris les
prosceniums.
D Estrade non adossée, pistes, plateaux ou planchers fixes.
E Pistes, plateaux ou dispositifs mobiles installés dans une salle et
actionnés par engins mécaniques.
F
Installations cinématographiques pour films sur support de
sécurité de tous les formats utilisant :
- soit un ou plusieurs appareils fonctionnant avec une lampe à arc.
- soit plusieurs appareils fonctionnant avec une source de lumière
en enceinte étanche.
- soit en fin, un ou plusieurs appareils dits « à grande capacité »
avec ou sans carters, fonctionnant obligatoirement avec une
source de lumière en enceinte étanche.
G
Installations cinématographiques pour films sur support de
sécurité, mais n’utilisant qu’in seul appareil avec source de lumière
en enceinte étanche. Deux projecteurs dits jumelés fixés sur même
pied sont assimilés à un appareil unique lorsqu’ils n’utilisent que
des films d’un format inférieur à 35 mm.
L Bains à vapeur et douches publiques.
M Magasins de vente. Centres commerciaux.
N Restaurants, cafés, brasseries, débits de boissons, bars, etc.
O Hôtels à voyageurs, hôtels meublés, pensions de familles, etc.
P Bals ou dancings, salles de réunions, salles de jeux.
Q Salles de conférence.
R Etablissements d'enseignement public et d'enseignement privé.
S Bibliothèques et archives, centre de documentation, musées
publics et privés.
T Halls et salles d’expositions.
U Etablissements sanitaires publics ou privés.
V Etablissements de culte.
W Banques, administrations publiques ou privées.
X Piscines.
Classement des ERP :
1ère catégorie : plus de 1500
personnes.
2ème catégorie : de 701 à 1500
personnes.
3ème catégorie : de 301 à 700
personnes.
4ème catégorie : inférieur à 300
personnes.
Implantation d’un l’Etablissement ERP : doit permettre, en cas de
sinistre :
L’évacuation du public ;
L’intervention des secours ;
La limitation de la propagation de l'incendie ;
Les établissements doivent être construits selon les dispositions ci-après,
un choix étant laissé aux concepteurs entre : Cloisonnement
traditionnel ;
Création de secteurs ;
Création de compartiments.
La desserte des bâtiments sera réalisée :
Soit : par des voies engins et voies
échelles;
Soit : par des espaces libres.
Caractéristiques des voies utilisables par les engins de secours
(voies engins)
Définition d’une voie engin :
Il s'agit de la voie utilisable par les engins de secours (FPT par exemple)
Définition d’une voie échelle
Les voies échelles sont des voies engins particulières, permettant la mise
en station des échelles aériennes.
Largeur utilisable
Stationnement Stationnement
VOIE
Trottoir Trottoir
L ≥3 m minimum
L ≥3 m minimum
L ≥3 m minimum
R ≥11m minimum
R ≥11m minimum
Surlargeur
S=15/R
si R<50m
90 KN 40KN
= surcharge de 130KN
H>3,3+0,2 m
P< 15% maximum
Caractéristiques des espaces libres :
Les espaces libres sont des surfaces accessibles aux secours et possédant
les caractéristiques minimales suivantes :
Ces espaces libres peuvent être soient des cours, soient des voies
permettant d'accéder :
à des façades ;
à des baies ;
à des compartiments.
Cas des secteurs: accès des échelles aériennes (espace libre) avec 1
baie accessible par secteur
Les Dégagements
Définitions :
Dégagement : On appelle dégagement toute partie de la construction
permettant le cheminement d'évacuation des occupants : porte, sortie,
Le stationnement doit se f
sur une voie avec
Une pente P< 10% maximu
L = 4m minimum
R, résistance au poinçonnement
= 100 KN sur diamètre de 20 cm
l=4m
L=10m
issue, circulation horizontale, zone de circulation, escalier, couloir, rampe,
etc.
Il se définit comme suit :
Dégagement normal : Dégagement comptant dans le nombre minimal de
dégagements imposés.
Dégagement accessoire : Dégagement imposé lorsque
exceptionnellement, les dégagements normaux ne sont pas judicieusement
répartis dans le local, l'étage, le secteur, le compartiment ou l'établissement
recevant du public.
Dégagement de secours : Dégagement qui, pour des raisons
d'exploitation, n'est pas utilisé en permanence par le public.
Dégagement supplémentaire : Dégagement en surnombre des
dégagements définis ci-dessus.
Circulation principale : Circulation horizontale assurant un cheminement
direct vers les escaliers, sorties ou issues.
Circulation secondaire : Circulation horizontale assurant un cheminement
des personnes vers les circulations principales.
Dégagement protégé : Dégagement dans lequel le public est à l'abri des
flammes et de la fumée, soit
dégagement encloisonné : dégagement protégé dont toutes les
parois ont un degré minimum de résistance au feu imposé.
dégagement ou rampe à l'air libre : dégagement protégé dont la
paroi donnant sur le vide de la façade comporte en permanence sur toute
sa longueur, des vides au moins égaux à la moitié de la surface totale de
cette paroi.
La conception des dégagements
Les dégagements sont réalisés de façon à :
Permettre une évacuation sûre et rapide de l'établissement en faisant
correspondre une circulation principale, à une sortie donnant sur l'extérieur
ou un dégagement protégé ;
Relier, par des circulations horizontales de 2 unités de passage :
⇒ Au rez-de-chaussée, les escaliers aux sorties et les sorties entre-elles ;
⇒ Dans les étages et les sous-sols, les escaliers entre eux.
Limiter à 10 mètres maximum le débouché des culs-de-sac entre les
portes des locaux et les dégagements.
Les unités de passage : Chaque dégagement doit avoir une largeur
minimale de passage proportionnelle au nombre total de personnes
appelées à l'emprunter.
Cette largeur est calculée en fonction d'une largeur type appelée «unité de
passage» (UP) de 0,60 mètres.
Toutefois, quand un dégagement ne comporte qu'une ou deux unités de
passage, la largeur est respectivement portée de 0,60 m à 0,90 m et de
1,20 m à 1,40 m
1 UP 2UP 3UP
0,90 m 1,40 m 1,80 m
Aucune saillie, ni dépôt ne doit réduire la largeur réglementaire des
dégagements.
Calcul des dégagements : Les locaux, niveaux, secteurs et bâtiments
doivent être desservis conformément au tableau ci-après.
Le calcul de l'effectif à évacuer est déterminé par les dispositions des arrêtés
complémentaires, relatifs à chaque type auquel est ajouté l'effectif du
personnel empruntant les mêmes dégagements que le public.
A chaque niveau, l'effectif à prendre en compte est celui de son propre auquel
on ajoute l'effectif des niveaux supérieurs ou /et inférieurs au niveau
d’évacuation.
Balisage : Les cheminements empruntés par le public pour l'évacuation de
l'établissement sont balisés par des indications bien lisibles, de jour et de nuit.
Ces indications sont placées de façon telle que, de tout point accessible au
public, celui-ci en aperçoive au moins une, même en cas d'affluence.
Ce balisage est généralement réalisé par des signaux (panneaux, blocs
autonomes, pancartes, etc.) blancs sur fond vert.
Les Sorties et les escaliers
Répartition des sorties : Les sorties réglementaires de l'établissement, des
niveaux, des secteurs, des compartiments et des locaux doivent être
judicieusement répartis, dans le but d'assurer l'évacuation rapide des
occupants et d'éviter que plusieurs soient soumises en même temps aux
effets du sinistre.
La distance maximum que le public doit parcourir, en rez-de-chaussée à partir
d'un point quelconque d'un local pour atteindre une sortie donnant sur
l'extérieur, ou un dégagement protégé menant à l'extérieur ne peut excéder :
50 mètres, si le choix existe entre plusieurs sorties ;
30 mètres dans le cas contraire.
La manoeuvre des portes
Les portes desservant les établissements, compartiments, secteurs ou
locaux pouvant recevoir plus de 50 personnes, ainsi que les portes des
sorties de secours, doivent s'ouvrir dans le sens de la sortie.
Il en est de même pour les portes des escaliers.
En présence du public, toutes les portes doivent pouvoir s'ouvrir de
l'intérieur par simple poussée ou par la manoeuvre facile du dispositif
d'ouverture.
Si ce dispositif est une barre anti-panique, celle-ci doit être conforme aux
normes françaises.
A l’exception de celles pouvant se développer contre la paroi, toutes les
portes sont disposées de manière à ne former aucune saillie dans le
dégagement.
Les portes de recoupement des circulations horizontales utilisées dans les
deux sens pour gagner une sortie vers l'extérieur, s'ouvrent obligatoirement
en va-et-vient. Elles doivent comporter une partie vitrée à hauteur de vue.
Les portes des locaux en cul-de-sac sont signalées par une in******ion
«sans issue» non lumineuse et pour laquelle la couleur verte est interdite.
Les portes coupe-feu à fermeture automatique : Les portes résistantes au
feu et qui pour des raisons d'exploitation sont maintenues ouvertes, sont à
fermeture automatique et répondent aux dispositions suivantes :
Comporter sur la face apparente, en position d'ouverture, une plaque
signalétique bien visible, portant en lettres blanches sur fond rouge ou viceversa,
la mention
« Porte coupe-feu ne mettez pas d'obstacle à la fermeture» ;
Etre équipées d'un ferme - porte conforme aux normes françaises ;
ou
Etre maintenues ouvertes par un dispositif qui provoque leur fermeture en
cas de sinistre.
La fermeture de chaque porte est commandée manuellement et :
Circulation
Soit par un asservissement à une installation fixe de détection automatique,
si elle existe ;
Soit par un détecteur autonome -déclencheur sensible aux fumées et gaz
de combustion ;
Soit par asservissement à un système d'alarme.
La répartition des escaliers :
Les escaliers réglementaires doivent être judicieusement répartis de
manière à en desservir toutes les parties de l’établissement et à diriger
rapidement les occupants vers les sorties sur l'extérieur.
Ils peuvent être :
La distance maximum que le public doit parcourir, en étage ou en sous-sol,
ne peut excéder :
⇒ 40 mètres pour gagner un escalier protégé ou une circulation horizontale
protégée (ou 30 mètres pour gagner un de ces
dégagements si on se trouve dans une partie de l'établissement formant
cul-de-sac) ;
⇒ 30 mètres pour gagner un escalier non protégé.
10 mètres pour arriver au débouche d’un cul de sac
Le débouché, au niveau du rez-de-chaussée, d'un escalier encloisonné,
s'effectue :
⇒ soit directement sur l'extérieur ;
⇒ soit à proximité d'une sortie ou d'un dégagement protégé donnant sur
l'extérieur dans ce cas la distance depuis le
débouché doit être inférieure à 20 mètres.
Les escaliers desservant les étages sont continus jusqu'au niveau
permettant l'évacuation sur l'extérieur.
Le cheminement direct entre les escaliers desservant les étages et ceux
desservant les sous-sols est interrompu de façon que :
ESCALIER ENCLOISONNÉ
Escaliers
Protégés
Encloisonnés
A l’air libre
Récapitulatif des distances maximales à parcourir
Partie d’établissement ne formant pas cul de sac en étage ou en sous-sol.
Escaliers protégés : d1 ou d2 < 40 m
Escaliers non protégés : d1 ou d2 < 30 m
Partie d’établissement formant cul de sac
Escaliers protégés ou non : a + b < 30 m et b < 10m
d1 d2
d1 d2
Au rez-de-chaussée la distance maximale à parcourir :
Pour atteindre 1 sortie seule = 30m
Si le choix existe entre plusieurs sorties = 50 m
Les aménagements intérieurs
But : imposer une certaine réaction minimale au feu aux revêtements, de la
décoration et du mobilier pour éviter le développement rapide du sinistre afin
d’optimiser l’évacuation du public.
Le désenfumage
Le désenfumage des locaux et des dégagements doit être prévu en raison de
l’utilisation croissante de matériaux très fumigènes et toxiques.
Il permet :
d'évacuer des personnes sans panique et en sécurité ;
de faciliter la découverte du feu et l'intervention des secours ;
d'évacuer vers l'extérieur des produits de combustion, pour éviter la
propagation de l’incendie.
Les fumées constituent le facteur prépondérant d'incitation à la panique, qui,
extrêmement communicative, est elle-même responsable de nombreuses
victimes.
Les gaz inflammables peuvent propager l'incendie en des lieux souvent
éloignés du sinistre, par inflammation spontanée au contact de l'air au
débouché d’une gaine ou d'une baie.
Que doit-on désenfumer ?
b a
Les escaliers
Les circulations
Les locaux
Comment doit-on désenfumer ?
Balayage = air neuf + évacuation des fumées
et/ou
Par variation de pression entre le volume à protéger et le volume sinistré.
Quel type de désenfumage ?
Naturel
Mécanique
Mixte
Le désenfumage naturel :
Amenée d’air + évacuation de fumée
ouvrant en façade ouvrant en façade
bouche bouche
Portes des locaux concernés exutoire
donnant sur l ’extérieur ou
locaux en surpression
ou largement aérés
Le désenfumage des circulations encloisonnées :
Il est réalisé soit par :
la mise en surpression par rapport au locaux
le désenfumage par balayage naturel
le désenfumage par balayage mécanique.
Le désenfumage des locaux.
Que désenfumer? Les locaux de plus de 300 m² et les locaux aveugles ou
en sous-sol de plus de 100 m²
Comment ? par désenfumage naturel ou mécanique.
L’éclairage de sécurité
Pendant les heures d'ouverture des établissements, les locaux accessibles au
public et leurs dégagements doivent être suffisamment éclairés pour faciliter
l'évacuation.
Dans les locaux où la lumière naturelle peut être insuffisante pendant la
présence de public, un éclairage artificiel doit être prévu.
3 installations d'éclairage existent :
éclairage normal (exploitation courante)
éclairage de sécurité (évacuation – ambiance ou anti-panique)
éventuellement éclairage de remplacement (poursuite de l'exploitation)
Eclairage d’évacuation : Il permet à toute personne d’accéder à l'extérieur à
l'aide de foyers lumineux assurant notamment la reconnaissance des
obstacles et l'indication des changements de direction.
Il est obligatoire dans les locaux pouvant recevoir plus de 50 personnes.
Dans les couloirs, les foyers lumineux ne doivent pas être distants de plus de
15 mètres.
Eclairage d'ambiance : Il est obligatoire lorsque l'effectif du public peut
atteindre par local :
100 personnes en étage et au rez-de-chaussée
50 personnes en sous-sol
Selon le type et la catégorie de l'E. R. P, l'éclairage de sécurité aura des
caractéristiques différentes.
Les foyers lumineux : Ils doivent être hors de portée du public (hauteur >
2,25 m)
S’il est mis en place des blocs autonomes d’éclairage de sécurité (BAES), ils
doivent avoir un flux lumineux nominal de 60 lumens.
Les types d’éclairage d’évacuation : Il existe désormais 2 types d’éclairage
de sécurité :
Eclairage de sécurité sur source centrale
La source centrale : des batteries d’accumulateurs
Elle doit alimenter :
L’éclairage de sécurité pendant 1 heure au moins
Pendant la durée d’utilisation prévisible :
Le système d’alarme et d’*****e
L’installation de détection automatique d’incendie (DAI)
Les télécommunications et signalisations de sécurité
Les équipements de désenfumage de faible puissance.
Tout ou partie de l’éclairage de sécurité des locaux inaccessibles au
public…
Eclairage de sécurité par BAES
Il doit être alimenté par des canalisations fixes et il doit y avoir au moins 2
BAES par local pour l’éclairage d’ambiance et toute circulation de plus de 15
m
Les moyens de secours
Ce sont tous les moyens à mettre en oeuvre dès lors qu'un feu s'est déclaré.
Un établissement doit comporter :
Des moyens d’alarme :
La détection précoce du feu (surveillance humaine ou automatique) permettra
de donner alarme, de déclencher une évacuation rapide et d'*****er les
services de secours. La détection automatique est imposée dans certains
locaux notamment ceux réservés au sommeil.
Des dispositions visant à faciliter l'action de la protection civile
Plan de l'établissement...
Un service de sécurité incendie peut également être imposé.
Moyens d’extinction :
Bouches et poteaux d'incendie
Canalisations protégées du gel.
Robinets d'incendie armés.
Colonnes sèches : hauteur du plancher bas du dernier niveau > 18 m alors
l’hydrant doit être à moins de 60 m du raccord
d'alimentation.
Colonnes en charge : hauteur du plancher bas du dernier niveau >50 m
débit > 60 m3 /h minimum et 4,5 < P < 8,5 bars.
2 orifices de réalimentation à moins de 60 m d'un hydrant.
Installation d'extinction automatique
Déversoirs ponctuels : 2 vannes de commande (P > 0,5 bars Q > 250 l/mn)
ou diffuseurs avec Q > 5 l/mn/m² ;
Eléments de construction irrigués (rideaux d'eau) ;
Appareils mobiles (seaux - pompes, extincteurs) ;
Moyens divers : couvertures, toiles, seaux, sable...
Disposition visant à faciliter l’action de la Protection Civile
Plan de l'établissement
Balcons, passerelles, échelles.
Tours d'incendie
Trémies d'attaque (diamètre 0,60 m espacées tous les 20 m)
Service de sécurité incendie
Missions :
Assurer la permanence des cheminements d'évacuation,
Assurer l'accès aux locaux communs ou accessibles au public aux
membres des commissions de sécurité
Organiser des rondes de surveillance incendie des locaux,
Faire appliquer les consignes en cas d’incendie,
Diriger les secours avant l'arrivée des agents de la protection civile puis se
mettre à leur disposition,
Veiller au bon fonctionnement du matériel,
→ Tenir à jour le registre de sécurité.
Existence de consignes affichées.
Poste de sécurité si possible au niveau d'accès des secours.
Exercices réguliers d'instruction.
Qualification agents de
Définitions
Qu'est ce qu'un E. R. P ?
Un établissement recevant du public (E. R. P) est un bâtiment, un local,
une enceinte, dans lequel des personnes sont admises soit librement, soit
moyennant une rétribution ou une participation quelconque ou dans lequel
sont tenues des réunions ouvertes à tout venant ou sur invitations,
payantes ou non.
Qu'est-ce que le public ?
Est considérée comme faisant partie du public toute personne admise dans
un établissement recevant du public à quelque titre que ce soit en plus du
personnel.
****e de référence :
L’ordonnance n° 76-04 du 20 février 1976, relative aux règles
applicables en matière de sécurité contre les risques d’incendie et de
panique et à la création de commission de prévention et de protection
civile…………………
Décret n° 76-36 du 20 février 1976, relatif à la protection contre les
risques d’incendie et de panique dans les établissements recevant du
public………
La réglementation à pour objectif d’assurer la sauvegarde des personnes et
doit permettre l’évacuation rapide du public. (Voir page réglementation)
Etude d’établissement :
L'étude des dangers potentiels d'un établissement débouche sur l'analyse
du risque, qui est une sorte de tableau de bord établi lors d'une visite
approfondie grâce à un schéma précis (CL. I. C. D. V. E. C. R. M).
Son but est de :
Relever les infractions aux différentes réglementations applicables en
matière de sécurité ;
Déceler tout ce qui peut être à l'origine d'un feu, d'une explosion ou de la
panique, rechercher les éléments favorisant la propagation d'un sinistre ;
Proposer enfin les solutions pour pallier les anomalies ou infractions
relevées.
Définition (CL. I. C. D. V. E. C. R. M) :
Classement : détermination de la réglementation applicable à l'activité
(type), ainsi que de sa catégorie.
Implantation : étude de l'environnement de l'établissement qui déterminera
son isolement par rapport aux tiers, ainsi que les problèmes d'évacuation
du public et d'accès des secours.
Construction : étude de la qualité et de la nature du gros oeuvre et des
aménagements intérieurs, notamment les problèmes de résistance et
réaction au feu, compartimentage.
Dégagements : calcul du nombre et de la largeur des issues, de leur
répartition, vérification de leur praticabilité permanente.
Ventilation : étude de la ventilation, mais aussi du désenfumage en cas
d'incendie (notion primordiale pour l'évacuation du public et la limitation de
la propagation).
Electricité : étude de la qualité des installations électriques génératrices de
nombreux sinistres.
Eclairage : Vérification de l'existence d'un éclairage de sécurité et de sa
conformité aux règles.
Chauffage - Climatisation : détermination des risques de mise à feu et de
propagation du feu par les générateurs, circuits de chaleur et de froid
Risques spéciaux : ils sont liés à l'exploitation et doivent faire l’objet d'une
étude très précise.
Moyens de secours : vérification de la présence des moyens
réglementaires, de leur entretien et de leur fonctionnement, ainsi que de
l'aptitude des occupants à les utiliser.
Le bilan de la visite doit déboucher sur plusieurs solutions pour remédier
aux défauts constatés, la solution retenue étant souvent celle qui permet de
répondre aux exigences réglementaires à un moindre coût.
Classification des ERP en fonction du type
Type Définitions
A
Les salles de spectacles ou d’auditions et en général tous les
établissements comportant soit un aménagement scénique, soit
des appareils de projection cinématographique répartis dans les
types ci-après :
A1 : Scène comportant un ou plusieurs dessous.
A2 : Scène ne comportant par de dessous, mais dont la surface
est supérieure à 150 m2 ou dont le volume est supérieur à
1200 m3 ou dont l’une des dimensions linéaires excède 24
mètres.
B
Scène ne comportant par de dessous, mais dont la surface est égal
ou inférieur à 150 m2, dont le volume est égal ou inférieur à 1200
m3, et dont chacune des dimensions linéaires est inférieurs à 24
mètres.
C Estrade fixe, adossée à un mur de salle; y compris les
prosceniums.
D Estrade non adossée, pistes, plateaux ou planchers fixes.
E Pistes, plateaux ou dispositifs mobiles installés dans une salle et
actionnés par engins mécaniques.
F
Installations cinématographiques pour films sur support de
sécurité de tous les formats utilisant :
- soit un ou plusieurs appareils fonctionnant avec une lampe à arc.
- soit plusieurs appareils fonctionnant avec une source de lumière
en enceinte étanche.
- soit en fin, un ou plusieurs appareils dits « à grande capacité »
avec ou sans carters, fonctionnant obligatoirement avec une
source de lumière en enceinte étanche.
G
Installations cinématographiques pour films sur support de
sécurité, mais n’utilisant qu’in seul appareil avec source de lumière
en enceinte étanche. Deux projecteurs dits jumelés fixés sur même
pied sont assimilés à un appareil unique lorsqu’ils n’utilisent que
des films d’un format inférieur à 35 mm.
L Bains à vapeur et douches publiques.
M Magasins de vente. Centres commerciaux.
N Restaurants, cafés, brasseries, débits de boissons, bars, etc.
O Hôtels à voyageurs, hôtels meublés, pensions de familles, etc.
P Bals ou dancings, salles de réunions, salles de jeux.
Q Salles de conférence.
R Etablissements d'enseignement public et d'enseignement privé.
S Bibliothèques et archives, centre de documentation, musées
publics et privés.
T Halls et salles d’expositions.
U Etablissements sanitaires publics ou privés.
V Etablissements de culte.
W Banques, administrations publiques ou privées.
X Piscines.
Classement des ERP :
1ère catégorie : plus de 1500
personnes.
2ème catégorie : de 701 à 1500
personnes.
3ème catégorie : de 301 à 700
personnes.
4ème catégorie : inférieur à 300
personnes.
Implantation d’un l’Etablissement ERP : doit permettre, en cas de
sinistre :
L’évacuation du public ;
L’intervention des secours ;
La limitation de la propagation de l'incendie ;
Les établissements doivent être construits selon les dispositions ci-après,
un choix étant laissé aux concepteurs entre : Cloisonnement
traditionnel ;
Création de secteurs ;
Création de compartiments.
La desserte des bâtiments sera réalisée :
Soit : par des voies engins et voies
échelles;
Soit : par des espaces libres.
Caractéristiques des voies utilisables par les engins de secours
(voies engins)
Définition d’une voie engin :
Il s'agit de la voie utilisable par les engins de secours (FPT par exemple)
Définition d’une voie échelle
Les voies échelles sont des voies engins particulières, permettant la mise
en station des échelles aériennes.
Largeur utilisable
Stationnement Stationnement
VOIE
Trottoir Trottoir
L ≥3 m minimum
L ≥3 m minimum
L ≥3 m minimum
R ≥11m minimum
R ≥11m minimum
Surlargeur
S=15/R
si R<50m
90 KN 40KN
= surcharge de 130KN
H>3,3+0,2 m
P< 15% maximum
Caractéristiques des espaces libres :
Les espaces libres sont des surfaces accessibles aux secours et possédant
les caractéristiques minimales suivantes :
Ces espaces libres peuvent être soient des cours, soient des voies
permettant d'accéder :
à des façades ;
à des baies ;
à des compartiments.
Cas des secteurs: accès des échelles aériennes (espace libre) avec 1
baie accessible par secteur
Les Dégagements
Définitions :
Dégagement : On appelle dégagement toute partie de la construction
permettant le cheminement d'évacuation des occupants : porte, sortie,
Le stationnement doit se f
sur une voie avec
Une pente P< 10% maximu
L = 4m minimum
R, résistance au poinçonnement
= 100 KN sur diamètre de 20 cm
l=4m
L=10m
issue, circulation horizontale, zone de circulation, escalier, couloir, rampe,
etc.
Il se définit comme suit :
Dégagement normal : Dégagement comptant dans le nombre minimal de
dégagements imposés.
Dégagement accessoire : Dégagement imposé lorsque
exceptionnellement, les dégagements normaux ne sont pas judicieusement
répartis dans le local, l'étage, le secteur, le compartiment ou l'établissement
recevant du public.
Dégagement de secours : Dégagement qui, pour des raisons
d'exploitation, n'est pas utilisé en permanence par le public.
Dégagement supplémentaire : Dégagement en surnombre des
dégagements définis ci-dessus.
Circulation principale : Circulation horizontale assurant un cheminement
direct vers les escaliers, sorties ou issues.
Circulation secondaire : Circulation horizontale assurant un cheminement
des personnes vers les circulations principales.
Dégagement protégé : Dégagement dans lequel le public est à l'abri des
flammes et de la fumée, soit
dégagement encloisonné : dégagement protégé dont toutes les
parois ont un degré minimum de résistance au feu imposé.
dégagement ou rampe à l'air libre : dégagement protégé dont la
paroi donnant sur le vide de la façade comporte en permanence sur toute
sa longueur, des vides au moins égaux à la moitié de la surface totale de
cette paroi.
La conception des dégagements
Les dégagements sont réalisés de façon à :
Permettre une évacuation sûre et rapide de l'établissement en faisant
correspondre une circulation principale, à une sortie donnant sur l'extérieur
ou un dégagement protégé ;
Relier, par des circulations horizontales de 2 unités de passage :
⇒ Au rez-de-chaussée, les escaliers aux sorties et les sorties entre-elles ;
⇒ Dans les étages et les sous-sols, les escaliers entre eux.
Limiter à 10 mètres maximum le débouché des culs-de-sac entre les
portes des locaux et les dégagements.
Les unités de passage : Chaque dégagement doit avoir une largeur
minimale de passage proportionnelle au nombre total de personnes
appelées à l'emprunter.
Cette largeur est calculée en fonction d'une largeur type appelée «unité de
passage» (UP) de 0,60 mètres.
Toutefois, quand un dégagement ne comporte qu'une ou deux unités de
passage, la largeur est respectivement portée de 0,60 m à 0,90 m et de
1,20 m à 1,40 m
1 UP 2UP 3UP
0,90 m 1,40 m 1,80 m
Aucune saillie, ni dépôt ne doit réduire la largeur réglementaire des
dégagements.
Calcul des dégagements : Les locaux, niveaux, secteurs et bâtiments
doivent être desservis conformément au tableau ci-après.
Le calcul de l'effectif à évacuer est déterminé par les dispositions des arrêtés
complémentaires, relatifs à chaque type auquel est ajouté l'effectif du
personnel empruntant les mêmes dégagements que le public.
A chaque niveau, l'effectif à prendre en compte est celui de son propre auquel
on ajoute l'effectif des niveaux supérieurs ou /et inférieurs au niveau
d’évacuation.
Balisage : Les cheminements empruntés par le public pour l'évacuation de
l'établissement sont balisés par des indications bien lisibles, de jour et de nuit.
Ces indications sont placées de façon telle que, de tout point accessible au
public, celui-ci en aperçoive au moins une, même en cas d'affluence.
Ce balisage est généralement réalisé par des signaux (panneaux, blocs
autonomes, pancartes, etc.) blancs sur fond vert.
Les Sorties et les escaliers
Répartition des sorties : Les sorties réglementaires de l'établissement, des
niveaux, des secteurs, des compartiments et des locaux doivent être
judicieusement répartis, dans le but d'assurer l'évacuation rapide des
occupants et d'éviter que plusieurs soient soumises en même temps aux
effets du sinistre.
La distance maximum que le public doit parcourir, en rez-de-chaussée à partir
d'un point quelconque d'un local pour atteindre une sortie donnant sur
l'extérieur, ou un dégagement protégé menant à l'extérieur ne peut excéder :
50 mètres, si le choix existe entre plusieurs sorties ;
30 mètres dans le cas contraire.
La manoeuvre des portes
Les portes desservant les établissements, compartiments, secteurs ou
locaux pouvant recevoir plus de 50 personnes, ainsi que les portes des
sorties de secours, doivent s'ouvrir dans le sens de la sortie.
Il en est de même pour les portes des escaliers.
En présence du public, toutes les portes doivent pouvoir s'ouvrir de
l'intérieur par simple poussée ou par la manoeuvre facile du dispositif
d'ouverture.
Si ce dispositif est une barre anti-panique, celle-ci doit être conforme aux
normes françaises.
A l’exception de celles pouvant se développer contre la paroi, toutes les
portes sont disposées de manière à ne former aucune saillie dans le
dégagement.
Les portes de recoupement des circulations horizontales utilisées dans les
deux sens pour gagner une sortie vers l'extérieur, s'ouvrent obligatoirement
en va-et-vient. Elles doivent comporter une partie vitrée à hauteur de vue.
Les portes des locaux en cul-de-sac sont signalées par une in******ion
«sans issue» non lumineuse et pour laquelle la couleur verte est interdite.
Les portes coupe-feu à fermeture automatique : Les portes résistantes au
feu et qui pour des raisons d'exploitation sont maintenues ouvertes, sont à
fermeture automatique et répondent aux dispositions suivantes :
Comporter sur la face apparente, en position d'ouverture, une plaque
signalétique bien visible, portant en lettres blanches sur fond rouge ou viceversa,
la mention
« Porte coupe-feu ne mettez pas d'obstacle à la fermeture» ;
Etre équipées d'un ferme - porte conforme aux normes françaises ;
ou
Etre maintenues ouvertes par un dispositif qui provoque leur fermeture en
cas de sinistre.
La fermeture de chaque porte est commandée manuellement et :
Circulation
Soit par un asservissement à une installation fixe de détection automatique,
si elle existe ;
Soit par un détecteur autonome -déclencheur sensible aux fumées et gaz
de combustion ;
Soit par asservissement à un système d'alarme.
La répartition des escaliers :
Les escaliers réglementaires doivent être judicieusement répartis de
manière à en desservir toutes les parties de l’établissement et à diriger
rapidement les occupants vers les sorties sur l'extérieur.
Ils peuvent être :
La distance maximum que le public doit parcourir, en étage ou en sous-sol,
ne peut excéder :
⇒ 40 mètres pour gagner un escalier protégé ou une circulation horizontale
protégée (ou 30 mètres pour gagner un de ces
dégagements si on se trouve dans une partie de l'établissement formant
cul-de-sac) ;
⇒ 30 mètres pour gagner un escalier non protégé.
10 mètres pour arriver au débouche d’un cul de sac
Le débouché, au niveau du rez-de-chaussée, d'un escalier encloisonné,
s'effectue :
⇒ soit directement sur l'extérieur ;
⇒ soit à proximité d'une sortie ou d'un dégagement protégé donnant sur
l'extérieur dans ce cas la distance depuis le
débouché doit être inférieure à 20 mètres.
Les escaliers desservant les étages sont continus jusqu'au niveau
permettant l'évacuation sur l'extérieur.
Le cheminement direct entre les escaliers desservant les étages et ceux
desservant les sous-sols est interrompu de façon que :
ESCALIER ENCLOISONNÉ
Escaliers
Protégés
Encloisonnés
A l’air libre
Récapitulatif des distances maximales à parcourir
Partie d’établissement ne formant pas cul de sac en étage ou en sous-sol.
Escaliers protégés : d1 ou d2 < 40 m
Escaliers non protégés : d1 ou d2 < 30 m
Partie d’établissement formant cul de sac
Escaliers protégés ou non : a + b < 30 m et b < 10m
d1 d2
d1 d2
Au rez-de-chaussée la distance maximale à parcourir :
Pour atteindre 1 sortie seule = 30m
Si le choix existe entre plusieurs sorties = 50 m
Les aménagements intérieurs
But : imposer une certaine réaction minimale au feu aux revêtements, de la
décoration et du mobilier pour éviter le développement rapide du sinistre afin
d’optimiser l’évacuation du public.
Le désenfumage
Le désenfumage des locaux et des dégagements doit être prévu en raison de
l’utilisation croissante de matériaux très fumigènes et toxiques.
Il permet :
d'évacuer des personnes sans panique et en sécurité ;
de faciliter la découverte du feu et l'intervention des secours ;
d'évacuer vers l'extérieur des produits de combustion, pour éviter la
propagation de l’incendie.
Les fumées constituent le facteur prépondérant d'incitation à la panique, qui,
extrêmement communicative, est elle-même responsable de nombreuses
victimes.
Les gaz inflammables peuvent propager l'incendie en des lieux souvent
éloignés du sinistre, par inflammation spontanée au contact de l'air au
débouché d’une gaine ou d'une baie.
Que doit-on désenfumer ?
b a
Les escaliers
Les circulations
Les locaux
Comment doit-on désenfumer ?
Balayage = air neuf + évacuation des fumées
et/ou
Par variation de pression entre le volume à protéger et le volume sinistré.
Quel type de désenfumage ?
Naturel
Mécanique
Mixte
Le désenfumage naturel :
Amenée d’air + évacuation de fumée
ouvrant en façade ouvrant en façade
bouche bouche
Portes des locaux concernés exutoire
donnant sur l ’extérieur ou
locaux en surpression
ou largement aérés
Le désenfumage des circulations encloisonnées :
Il est réalisé soit par :
la mise en surpression par rapport au locaux
le désenfumage par balayage naturel
le désenfumage par balayage mécanique.
Le désenfumage des locaux.
Que désenfumer? Les locaux de plus de 300 m² et les locaux aveugles ou
en sous-sol de plus de 100 m²
Comment ? par désenfumage naturel ou mécanique.
L’éclairage de sécurité
Pendant les heures d'ouverture des établissements, les locaux accessibles au
public et leurs dégagements doivent être suffisamment éclairés pour faciliter
l'évacuation.
Dans les locaux où la lumière naturelle peut être insuffisante pendant la
présence de public, un éclairage artificiel doit être prévu.
3 installations d'éclairage existent :
éclairage normal (exploitation courante)
éclairage de sécurité (évacuation – ambiance ou anti-panique)
éventuellement éclairage de remplacement (poursuite de l'exploitation)
Eclairage d’évacuation : Il permet à toute personne d’accéder à l'extérieur à
l'aide de foyers lumineux assurant notamment la reconnaissance des
obstacles et l'indication des changements de direction.
Il est obligatoire dans les locaux pouvant recevoir plus de 50 personnes.
Dans les couloirs, les foyers lumineux ne doivent pas être distants de plus de
15 mètres.
Eclairage d'ambiance : Il est obligatoire lorsque l'effectif du public peut
atteindre par local :
100 personnes en étage et au rez-de-chaussée
50 personnes en sous-sol
Selon le type et la catégorie de l'E. R. P, l'éclairage de sécurité aura des
caractéristiques différentes.
Les foyers lumineux : Ils doivent être hors de portée du public (hauteur >
2,25 m)
S’il est mis en place des blocs autonomes d’éclairage de sécurité (BAES), ils
doivent avoir un flux lumineux nominal de 60 lumens.
Les types d’éclairage d’évacuation : Il existe désormais 2 types d’éclairage
de sécurité :
Eclairage de sécurité sur source centrale
La source centrale : des batteries d’accumulateurs
Elle doit alimenter :
L’éclairage de sécurité pendant 1 heure au moins
Pendant la durée d’utilisation prévisible :
Le système d’alarme et d’*****e
L’installation de détection automatique d’incendie (DAI)
Les télécommunications et signalisations de sécurité
Les équipements de désenfumage de faible puissance.
Tout ou partie de l’éclairage de sécurité des locaux inaccessibles au
public…
Eclairage de sécurité par BAES
Il doit être alimenté par des canalisations fixes et il doit y avoir au moins 2
BAES par local pour l’éclairage d’ambiance et toute circulation de plus de 15
m
Les moyens de secours
Ce sont tous les moyens à mettre en oeuvre dès lors qu'un feu s'est déclaré.
Un établissement doit comporter :
Des moyens d’alarme :
La détection précoce du feu (surveillance humaine ou automatique) permettra
de donner alarme, de déclencher une évacuation rapide et d'*****er les
services de secours. La détection automatique est imposée dans certains
locaux notamment ceux réservés au sommeil.
Des dispositions visant à faciliter l'action de la protection civile
Plan de l'établissement...
Un service de sécurité incendie peut également être imposé.
Moyens d’extinction :
Bouches et poteaux d'incendie
Canalisations protégées du gel.
Robinets d'incendie armés.
Colonnes sèches : hauteur du plancher bas du dernier niveau > 18 m alors
l’hydrant doit être à moins de 60 m du raccord
d'alimentation.
Colonnes en charge : hauteur du plancher bas du dernier niveau >50 m
débit > 60 m3 /h minimum et 4,5 < P < 8,5 bars.
2 orifices de réalimentation à moins de 60 m d'un hydrant.
Installation d'extinction automatique
Déversoirs ponctuels : 2 vannes de commande (P > 0,5 bars Q > 250 l/mn)
ou diffuseurs avec Q > 5 l/mn/m² ;
Eléments de construction irrigués (rideaux d'eau) ;
Appareils mobiles (seaux - pompes, extincteurs) ;
Moyens divers : couvertures, toiles, seaux, sable...
Disposition visant à faciliter l’action de la Protection Civile
Plan de l'établissement
Balcons, passerelles, échelles.
Tours d'incendie
Trémies d'attaque (diamètre 0,60 m espacées tous les 20 m)
Service de sécurité incendie
Missions :
Assurer la permanence des cheminements d'évacuation,
Assurer l'accès aux locaux communs ou accessibles au public aux
membres des commissions de sécurité
Organiser des rondes de surveillance incendie des locaux,
Faire appliquer les consignes en cas d’incendie,
Diriger les secours avant l'arrivée des agents de la protection civile puis se
mettre à leur disposition,
Veiller au bon fonctionnement du matériel,
→ Tenir à jour le registre de sécurité.
Existence de consignes affichées.
Poste de sécurité si possible au niveau d'accès des secours.
Exercices réguliers d'instruction.
Qualification agents de