secour37
07-24-2009, 08:11 PM
Réanimation cardio-pulmonaire
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Entraînement à la réanimation cardio-pulmonaire sur un mannequin
La réanimation cardio-pulmonaire (RCP ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])), ou réanimation cardio-respiratoire (RCR ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])) ou en anglais Cardio-pulmonary resuscitation (CPR ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])), est un ensemble de manœuvres destinées à assurer une oxygénation des organes lorsque la circulation sanguine ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) d'une personne s'est arrêtée (arrêt cardio-circulatoire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])).
En effet, lorsque la circulation du sang s'arrête, les organes, dont le cerveau ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et le cœur ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) lui-même, ne sont plus alimentés en oxygène ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et commencent à mourir : des lésions cérébrales apparaissent dès la troisième minute, et les chances de survie deviennent quasiment nulles après huit minutes d'arrêt circulatoire[1] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-0). Le fait d'oxygéner artificiellement le sang et de le faire circuler permet d'éviter ou de ralentir cette dégradation, et donc de donner une chance de survie.
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([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_de******ives)</U>
De******ion sommaire
La réanimation cardio-pulmonaire est l'association de
la ventilation artificielle ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])
et de compressions thoraciques ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ou « massage cardiaque externe » (MCE).
Le concept a été inventé par Peter Safar ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), à qui l'on doit l'acronyme en anglais ABC :
A pour airway, libération des voies aériennes ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ;
B pour breathing, ventilation artificielle ;
C pour circulation, assurer la circulation du sang par le massage cardiaque externe.
La réanimation cardio-pulmonaire doit se pratiquer sur toute personne en état de mort apparente, c'est-à-dire :
inconsciente : la personne ne bouge pas spontanément, elle ne réagit pas au toucher ni à la parole ;
qui ne respire pas : après libération des voies aériennes ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ainsi que l'élévation du menton (dégrafage des vêtements pouvant gêner la respiration, mise en bascule prudente de la tête), on ne voit aucun mouvement respiratoire et on ne sent pas d'air sortir par le nez ou la bouche.
À moins d'y avoir été formé, il ne faut pas chercher à prendre le pouls ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) de la victime. Cette opération n'est fiable que si elle est réalisée par une personne entraînée et elle prend un temps qui serait plus efficacement passé à réanimer la victime. Le cas d'une victime en arrêt respiratoire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) mais dont le cœur bat est rare, et de toutes façons la conduite appropriée dans ce cas pour le grand public est la réanimation.
Les cas typiques de mort ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) apparente sont la mort subite (la personne s'écroule sans raison apparente), la noyade ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et le choc électrique ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]). Il peut aussi y avoir une origine traumatique autre, comme une asphyxie ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), une chute de hauteur ou un accident de la circulation. La mort apparente peut être aussi due à une perte de sang importante (il faut alors d'abord stopper l'hémorragie ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])).
Dans tous les cas, la priorité reste la protection ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar](premiers_secours)). Le sauveteur doit repérer et éliminer tout danger, par exemple l'appareil électrique dans le cas de la victime électrisée.
Dans le cas d'un adulte qui s'effondre sans raison, et lorsqu'on est seul (sauveteur isolé), la priorité est l'arrivée des secours, il faut donc *****er les secours ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]*****e_(premiers_secours)) avant de commencer la RCP. Celle-ci améliore les chances de survie en attendant les secours.
Lorsque la victime est un enfant de moins de huit ans, si aucun témoin n'est disponible, on pratique la RCP deux minute avant d'aller *****er les secours car l'apport rapide d'oxygène aux cellules peut améliorer l'état de la personne. Au contraire, dans la cas de l'arrêt spontané chez l'adulte, seule une défibrillation ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) rapide et une intervention rapide des secours permet de sauver la personne.
Si un témoin est présent, le sauveteur lui demande d'*****er les secours et d'apporter un défibrillateur ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), puis commence immédiatement la réanimation.
Principes de la réanimation cardio-respiratoire
La réanimation cardio-respiratoire fait intervenir deux mécanismes.
Oxygénation du sang
Le sang sert entre autres à transporter l'oxygène ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) vers les organes, leur permettant de fonctionner (la respiration cellulaire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) leur fournit de l'énergie). La respiration ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) s'étant arrêtée, il faut la suppléer par la ventilation artificielle ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
La ventilation artificielle consiste à envoyer de l'air dans les poumons de la victime. On pratique une ventilation dite « à pression positive » : on souffle (avec sa bouche ou avec un dispositif) de l'air, la pression de l'air fait se gonfler les poumons. Là, les échanges gazeux se produisent, et la victime expire passivement (le poids de la poitrine et des viscères appuie sur les poumons, qui se dégonflent).
Lorsque l'on pratique la ventilation artificielle sans matériel (bouche-à-bouche, bouche-à-nez, bouche-à-bouche-et-nez sur le nourrisson), on envoie un air qui, bien qu'étant expiré après respiration du sauveteur, est encore assez proche de l'air que l'on respire (il contient 16 % de dioxygène) : en effet, une partie de l'air provient de la « tuyauterie » (bronches ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), trachée ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), bouche) et est similaire à l'air respiré, et l'air provenant des poumons, s'il est appauvri en dioxygène, en contient encore. Mais le fait de pratiquer des compressions thoraciques permet de mettre en mouvement la colonne d'air de la trachée et de ventiler un air à 21% d'O2 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), ce qui pourrait suffire.
Lorsque l'on utilise un ballon insufflateur (avec un masque ou un embout buccal), on envoie de l'air pur (21 % de dioxygène). Si on branche une bouteille de dioxygène médical, on augmente encore la fraction inspirée de dioxygène (FiO2), et l'on peut aller jusqu'à insuffler du dioxygène pur lorsque l'on utilise un ballon de réserve.
L'air que l'on insuffle passe vers les poumons, mais aussi vers l'estomac. Celui-ci se gonfle au fur-et-à-mesure, et si jamais il se dégonfle, il risque d'entraîner avec lui son contenu acide (suc gastrique) qui vont venir détériorer les poumons (syndrome de Mendelson ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])) et compromettre gravement la survie de la victime. Il faut donc souffler sans excès, régulièrement sur deux secondes, et s'arrêter dès que l'on voit la poitrine se soulever.
Il n'est pas certain que la mise en route d'une ventilation artificielle, du moins en dehors d'un milieu de réanimation, soit totalement profitable au patient en arrêt cardio-circulatoire, car la réalisation de celle-ci se fait parfois aux dépens du temps consacré au massage cardiaque. Les méthodes de réanimation par massage seul (sans ventilation) semblent avoir au moins d'aussi bons résultats que la technique habituelle associant massage et ventilation[2] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-1), et apparaissent dans les recommandations américaines publiées en 2008[3] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-2).
Circulation sanguine
Le sang au niveau des poumons ayant été oxygéné, il faut ensuite le faire circuler dans le reste du corps. Ceci se fait grâces aux compressions thoraciques ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), appelées aussi massage cardiaque externe. Cela consiste à appuyer sur le milieu du thorax afin de comprimer la poitrine :
sur l'adulte et l'enfant de plus de huit ans, le sternum ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) doit descendre de 4 à 5 cm ;
sur l'enfant entre un et huit ans, le sternum doit descendre de 1/3 à 1/2 de l'épaisseur du thorax;
sur le nourrisson de moins d'un an, le sternum doit descendre de 1/3 à 1/2 de l'épaisseur du thorax.
En comprimant la poitrine, on comprime les vaisseaux sanguins ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ce qui chasse le sang vers le reste du corps (comme une éponge). On a longtemps cru que l'on comprimait le cœur ; il semble qu'il soit situé trop profondément, et qu'il ne joue qu'un rôle de régulation du sens de circulation par ses valves ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
Pour que la compression thoracique soit efficace, il faut que la victime soit sur un plan dur ; en particulier, si la victime est allongée sur un lit, il faut la déposer à terre avant de commencer les manœuvres de réanimation.
La position des mains est importante si l'on veut avoir des compressions efficaces en minimisant les risques de fracture des côtes (notez que ce risque de fracture est négligeable par rapport au risque de décès si l'on ne fait rien).
Il faut aussi s'attacher à faire des compressions régulières, à laisser la poitrine reprendre sa forme initiale entre deux compressions, et à ce que le temps de relâchement soit égal au temps de compression. En effet, le relâchement de la poitrine permet le retour veineux ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), capital pour la bonne circulation.
Le rythme de massage doit être suffisant pour faire circuler le sang, mais pas trop rapide sinon la circulation n'est pas efficace (on crée des turbulences qui s'opposent à l'écoulement du sang). Le rapport compressions/insufflations a changé au fur et à mesure des études. Depuis 2005, il est recommandé à tout sauveteur seul d'alterner 30 compressions et 2 insufflations. Le rythme des compressions doit s'approcher de 100 par minute.
Afin d'adopter un rythme régulier et de respecter l'égalité temps de compression/temps de relâchement, et pour être sûr de bien faire le bon nombre de compressions successives, il est conseillé de compter à voix haute, sous la forme
chiffre (durant la compression) - et (durant le relâchement) ainsi, on comptera à voix haute
« un-et-deux-et-trois-…–et–vingt-neuf–et–trente »
Cas particulier : femme enceinte
Dans le cas d'une femme visiblement enceinte ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), il convient de surélever le flanc ou la fesse droite pour améliorer le retour veineux, en libérant la veine cave inférieure ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) du poids du fœtus ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])[4] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-Rault-3). Cela peut se faire en mettant un linge plié sous la fesse droite. On peut aussi laisser la victime strictement plat-dos et demander à une personne de pousser le fœtus vers la gauche.
Défibrillation
Article détaillé : Défibrillateur automatique ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
Lorsque l'arrêt cardiaque est dû à une fibrillation ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ventriculaire (le cœur bat de manière anarchique, cas majoritaire de la mort subite de l'adulte), le seul espoir de sauver la victime consiste à défibriller ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) le cœur, c'est-à-dire resynchroniser le cœur par un choc électrique. Ceci peut se faire par un non-médecin avec un défibrillateur automatique externe ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), ou par un médecin avec un défibrillateur manuel.
La RCP à un seul sauveteur
Chronologie : la chronologie suivante part du principe que la personne est en arrêt circulatoire. Si ce n'est pas le cas, un des éléments du bilan nous le dira, il ne faut alors pas faire de réanimation cardio-pulmonaire.
protection ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar](premiers_secours))
bilan ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar](premiers_secours)) : reconnaître l'arrêt cardio-circulatoire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_d.27un_arr.C3.AAt_circulatoire ) ; appeler « À l'aide ! » dès la constatation de l'inconscience, et à chaque étape du bilan ;
*****e : envoyer quelqu'un prévenir les secours ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]*****e_(premiers_secours)), où si l'on est isolé, aller prévenir soi-même les secours
envoyer quelqu'un chercher un défibrillateur automatique externe ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) s'il y en a un de disponible (ne pas y aller soi-même car la réanimation est prioritaire) ; le mettre en œuvre dès que possible ;
réanimation cardio-pulmonaire
faire 30 compressions thoraciques ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) en comptant à voix haute « un–et–deux–et–...–et–vingt-neuf–et–trente » (ce qui permet de donner un rythme donc d'être plus efficace, et de faire le bon nombre de compressions) ;
faire 2 insufflations ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ;
continuer l'alternance de compressions thoraciques et d'insufflations jusqu'à l'arrivée des secours.
dès qu'un défibrillateur est disponible, arrêter la réanimation et le poser. Le défibrillateur donne des instructions à haute voix, il demande de pratiquer la réanimation lorsque c'est utile. Il est fait pour être très simple d'emploi, il ne faut donc pas hésiter à le poser même si l'on n'y a pas été formé.
Il y a ainsi une alternance cyclique
30 compressions thoraciques à faire en 18 secondes (un cycle compression/relâchement prend 0,6 secondes, soit une fréquence ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) de massage de 100 par minute, cliquez sur le lien suivant pour avoir la bonne fréquence : métronome à 100/mn en mp3 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])) ;
2 insufflations à faire en 3 secondes chacune (transition position de compression/position de ventilation compris), en se rappelant que si on est seul, le fait de changer de position fatigue et ne permet pas d'assurer un massage cardiaque efficace très longtemps, hors c'est bien les compressions thoraciques qu'il faut privilégier afin de permettre une perfusion des tissus nobles avec l'oxygène qui reste dissous dans le sang (en attendant les secours). Comme dit le Dr Rifler de Montbard, "il vaut mieux faire que ne rien faire, si on ne fait rien c'est 100% de chance de rester mort..." .
On effectue ainsi un cycle en environ 24 secondes, soit cinq cycles en 2 minutes (donc 75 compressions et 5 ventilations artificielles par minute en moyenne). Toutes les minutes, on contrôle que la victime ne respire toujours pas. Si elle a repris une respiration spontanée, il faut alors la tourner en position latérale de sécurité ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
Cas particuliers Dans le cas d'un enfant (c'est à dire avant le début de la puberté), comme la cause de l'arrêt est probablement respiratoire, on pratique 5 insufflations avant de commencer les compressions thoraciques. Note : les compressions thoraciques ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) pratiquées lors de la réanimation cardio-pulmonaire, de par leur effet mécanique sur les poumons, assurent une ventilation minimale. Certaines formations grand public ne mentionnent donc pas le bouche-à-bouche ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) : la réanimation est plus efficace en assurant le bouche-à-bouche et les compressions thoracique si le bouche-à-bouche est bien fait ; dans le cadre d'une formation courte, pour des personnes qui ne seront pas soumises à une formation continue, mieux vaut délivrer un message simplifié.
La RCP à deux sauveteurs
(cette partie n'a plus lieu d'être depuis les recommandations de fin 2005 qui ont uniformisées la RCP quel que soit le nombre de secouristes)
Lorsque l'on est deux sauveteurs (témoins sans matériel), on peut agir plus efficacement en collaborant :
le témoin A effectue la protection ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar](premiers_secours))
le témoin B effectue le bilan ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar](premiers_secours)) et la libération des voies aériennes ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), il constate l'arrêt de la respiration et dit « il ne respire pas ! »
le témoin A va alors passer l'*****e ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]*****e_(premiers_secours)) tandis que B commence la réanimation cardio-pulmonaire
le témoin A revient et peut alors
mettre en œuvre un défibrillateur automatique externe ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) s'il y en a un de disponible ;
remplacer B à la réanimation si celui-ci fatigue ;
faire la réanimation avec B : l'un se consacre au bouche-à-bouche, l'autre aux compressions thoraciques.
Si l'on décide de pratiquer la réanimation à deux, la personne effectuant les compressions thoraciques doit impérativement compter à voix haute les compressions, afin que l'autre sauveteur sache quand il doit insuffler ; si par exemple A fait les compressions thoraciques et B les insufflations :
A : « un–et–deux–et–trois-...–et–vingt-neuf–et–trente » B : première insufflation, deuxième insufflation A : « un–et–deux–et–trois-... » Ceci permet de perdre moins de temps entre les compressions et les insufflations, et de ne pas avoir à repositionner les mains à chaque cycle.
La RCP à deux et trois secouristes
Le bilan est le même que celui fait par un sauveteur, mais après la constatation de l'absence de réaction aux insufflations, on contrôle le pouls ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) carotidien. Il s'agit d'un contrôle de principe, une expérience sur des médecins a montrée qu'en situation d'arrêt cardio-respiratoire, la prise de pouls était fausse dans 50% des cas : le stress ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) fait monter la tension du sauveteur, il pourra donc percevoir des battement au bout de ses doigts (en fait, son propre pouls) même en son absence de circulation chez la victime.
Un des secouristes s'occupe de la ventilation artificielle. Celle-ci se fait avec un ballon autoremplisseur à valve unidirectionnelle ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar] lle) (bavu) qui insuffle de l'air enrichi en dioxygène ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) via un dispositif d'interposition (masque d'insufflation ou embout Sabathié). L'utilisation d'une canule de Guédel permet de faciliter le passage de l'air si la personne présente une grosse langue, comme par exemple dans le cas d'un œdème de Quincke ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
L'autre secouriste s'occupe des compressions thoraciques. Les cycles sont les mêmes que pour un sauveteur seul (2 insufflations-30 compressions). L'intérêt, outre l'utilisation de matériel d'insufflation plus efficace que le bouche-à-bouche, est de réduire le temps entre insufflation et compression : l'insufflation commence dès la dernière compression, et la compression commence dès la dernière insufflation, sans attendre que la poitrine redescende.
Durant les manœuvres de réanimation, un défibrillateur semi-automatique ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) est systématiquement posé sauf pour un nourrisson (enfant de moins de un an). Lorsqu'il n'y a que deux secouristes, un secouriste pratique le bouche-à-bouche et les compressions thoraciques pendant que l'autre pose l'appareil. Lorsqu'il y a trois secouristes, la RCP se fait à deux (un secouriste pour les insufflations et un pour les compressions thoraciques) tandis que le troisième pose le DSA. La pose du DSA comporte un rasage et un séchage de l'endroit où sont posées les électrodes (si nécessaire). La réanimation s'interrompt durant l'analyse du rythme cardiaque par l'appareil et durant les éventuelles décharges (il faut également éloigner le matériel d'insufflation). Le bilan du DSA (autorisation de choquer ou pas) doit être transmis à la régulation médicale ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
L'arrivée de la défibrillation en pré-hospitalier a ajouté un D à l'acronyme mnémotechnique de Safar qui devient donc ABCD : airways, breath, circulation, defibrillation.
Note Il existe une technique de réanimation à un seul secouriste en utilisant le ballon insufflateur, ce qui permet de bénéficier de l'apport en dioxygène et de libérer un secouriste. Dans ce cas, le secouriste se place à la tête et effectue les compression de cette position, en se penchant au dessus du visage Source : Over-the-head cardiopulmonary resuscitation improves efficacy in basic life support performed by professional medical personnel with a single rescuer: a simulation study., M. Hupfl, A. Duma, T. Uray, C. Maier, N. Fiegl, N. Bogner, P. Nagele, Université de Vienne (Autriche)
Planches de******ives
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Vérification des fonctions respiratoires : le secouriste écoute la respiration, essaye de sentir l'air sur sa joue, regarde si la poitrine monte et descend, et sent les mouvements de la poitrine.
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Insuflation au bouche-à-bouche La tête du patient est rejetée en arrière. Le secouriste ferme le nez du patient d'une main, tout en maintenant la bouche du patient ouverte en lui tenant le menton.
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Placement de la main avant la CPR La main se place, chez un adulte à deux doigts en haut du plexus solaire.
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Position pour la CPR Les bras sont maintenus tendus, les compressions viennent du mouvement des épaules.
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Contrôle du pouls carotidien (n'est plus enseigné dans la nouvelle méthode ; remplacé par l'appréciation du souffle respiratoire de la poitrine et de la bouche en 8-10 secondes)
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Vue de l'opérateur du défibrillateur Un secouriste est à genoux à la tête de la victime et lui administre de l'oxygène. Si la tête de la victime est entre ses genoux, elle n'est pas serrée. Les électrodes de défibrillation sont collées.
Historique des procédures
Les procédures ont varié au cours du temps, en raison des progrès de la médecine (évolution des connaissances, évolution du traitement médical).
En France
entre 1991 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et 2000 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])
un sauveteur seul alternait 15 compressions thoraciques et 2 insufflations sur un adulte ou un enfant de plus de 8 ans ; les compressions se faisaient au rythme de 60 par minute ;
pour un nourrisson, il effectuait 4 insufflations initiales (2 lors du bilan, puis 2 après le passage de l'*****e) et alternait 5 compressions thoraciques et 1 insufflation ;
un sauveteur isolé et sans moyen d'appel pratiquait la RCP durant une minute avant d'appeler les secours ;
deux sauveteurs ou secouristes alternaient 5 compressions et 1 insufflation, sur un adulte comme sur un nourrisson ;
en 2000 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])
on abandonne le terme « massage cardiaque » pour « compression thoracique » ;
les rythmes de compression sont unifiés, 100 par minute quel que soit l'âge ;
on ne fait plus que 2 insufflations initiales sur le nourrisson ;
un sauveteur isolé et sans moyen d'appel passe désormais l'*****e immédiatement, sauf dans le cas d'un enfant de moins de huit ans, ou dans le cas d'une noyade ou d'une intoxication où l'*****e est passée après une minute de RCP ;
à deux secouristes, on garde l'alternance 15:2.
en 2005 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])
on abandonne la distinction entre un et plusieurs secouristes pour la RCP de l'adulte.
on passe à 30 compressions thoraciques alternées avec 2 insufflations en commençant par les compressions thoraciques.
La RCP médicale
La réanimation cardiopulmonaire spécialisée (RCPS) par une équipe médicale ou paramédicale est le dernier maillon de la chaîne de survie avant admission à l'hôpital. Dans le cas idéal, les gestes spécialisés sont pratiqués dans les dix minutes qui suivent l'arrêt cardiaque, après la défibrillation.
La victime est intubée ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) (connexion d'un respirateur artificiel aux voies respiratoires du patient par l'intermédiaire d'un tuyau que l'on glisse dans la trachée). Une voie d'abord veineuse est mise en place, soit périphérique (veines du bras) soit centrale (veine jugulaire ou sous clavière en cas d'impossibilité d'abord périphérique) tout en poursuivant les compressions thoraciques, y compris lors des insufflations : l'étanchéité du ballonnet de la sonde d'intubation empêche le dioxygène de ressortir lors des compressions.
Un capnomètre ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) est mis en place : il mesure la quantité de dioxyde de carbone ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) expiré, c'est-à-dire l'efficacité de la réanimation. En effet, si le patient expire du CO2, c'est que le dioxygène est bien arrivé aux cellules, et que les cellules l'ont consommé, donc qu'elles vivent.
On lui associe également l'administration de médicaments : adrénaline ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ou équivalents, Isoprénaline ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) si le cœur est trop lent, liquides de remplissage vasculaire ou d'alcalinisation suivant les cas. Le défibrillateur du Samu ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) peut être couplé à un stimulateur cardiaque externe si le cœur est trop lent.
Sur une femme manifestement enceinte, si le fœtus est potentiellement viable mais que la réanimation est inefficace, il faut envisager une césarienne ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) d'urgence [4] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-Rault-3)
Par ailleurs, des études évaluent l'intérêt d'appliquer d'autres traitements préhospitaliers, sans que ces traitements constituent pour l'instant des standards :
injection de vasopressine[5] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-4) : les muscles qui contrôlent l'ouverture des vaisseaux sanguins n'étant plus oxygénés, ils se relâchent (vasodilatation), ce qui augmente le volume du système vasculaire et gêne la bonne circulation du sang lors des manœuvres de réanimation et en cas de reprise de l'activité cardiaque (collapsus cardiovasculaire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_cardio-vasculaire)) ; l'utilisation de médicaments vasopresseurs (c'est-à-dire faisant remonter la pression du sang ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])) permet d'améliorer la circulation du sang et donc d'augmenter les chances de survie sans séquelle. Les résultats avec la vasopressine ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) se sont révélé être décevants[6] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-5).
massage cardiaque interne (MCI) par mini-thoracotomie[7] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-6) : cette technique consiste à pratiquer une incision sur la poitrine, au 4e espace intercostal gauche, et à y introduire une dispositif qui se déploie à l'intérieur comme un parapluie contre le péricarde ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ; il permet de presser directement sur le cœur, et pour certains modèles de pratiquer une défibrillation interne ; ce système permet d'avoir une meilleure efficacité circulatoire, mais présente des risques d'hémorragie et d'infection.
La pratique française veut que le patient ne soit transporté qu'à partir du moment où la situation hémodynamique est à peu près stable (pouls présent avec une pression artérielle existante). La réanimation cardio-pulmonaire est donc poursuivie sur place jusqu'à échec (on n'arrive pas à réanimer le patient et celui-ci est déclaré décédé) ou succès. C'est la méthode dite du stay and play (« rester et jouer », c'est-à-dire agir sur place). Cela diffère avec les pratiques américaines qui préconisent le transport le plus rapidement possible vers un centre spécialisé, quel que soit l'état du patient. C'est la méthode du scoop and run (charger et courir). Cette différence s'explique en partie par l'absence de médicalisation des premiers secours, fonctionnant sur des paramedics, des secouristes paramédicaux ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) pouvant faire des gestes infirmiers et médicaux (intubation, pose d'une voie veineuse et administration de médicaments) sur protocole.
Si de nombreuses études scientifiques ont montré l'intérêt de la RCP par un témoin et d'une défibrillation précoce (dans les 8 minutes suivant l'arrêt cardiaque) sur la survie, l'intérêt de la pratique de soins médicaux sur place est moins évident en ce qui concerne les taux de survie. Cependant, outre le fait que cela soulage les services d'urgence ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) hospitaliers, les équipes médicales, ou paramédicales formées aux soins pré-hospitaliers avancés de maintien des fonctions vitales (SAMFV), peuvent prendre en charge les infarctus en cours de formation, et l'on enregistre alors une nette amélioration en termes de survie [8] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-7).
Méthodes périmées ou discutées
Dans le cadre de la prise en charge médicale, il a été proposé de pratiquer une thrombolyse ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) systématique[9] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-8),[10] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-9) : la présence d'un caillot de sang dans les artères est une des principales causes de l'arrêt cardiaque (infarctus du myocarde ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et embolie pulmonaire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), et par ailleurs, l'arrêt cardiaque s'accompagne de la formation de caillots minuscules dans le cerveau (microthrombi cérébraux), qui, en gênant une bonne oxygénation de certaines parties du cerveau lors des manœuvres de réanimation et en cas de reprise d'une activité cardiaque, vont entraîner des souffrances neurologiques. Le but de la thrombolyse (ou fibrinolyse) est de détruire ces caillots et donc d'améliorer les chances de survie sans séquelle.
Ce traitement ne fait toutefois pas l'unanimité en raison des risques d'hémorragie ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) (la thrombolyse s'oppose à la coagulation du sang), notamment, lors des compressions thoraciques, il peut se produire des fractures des côtes qui peuvent provoquer des saignements ; la thrombolyse est par ailleurs contre-indiquée dans certains cas comme la dissection de l'aorte ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) (fissuration de l'artère aorte) ou un accident vasculaire cérébral ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) hémorragique comme la rupture d'anévrisme ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]). Elle n'a pas prouvé son efficacité[11] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-10). La pratique de la thrombolyse en préhospitalier a été abandonnée par les smur ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) français au début de l'année 2005 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
L'association de la ventilation artificielle avec les compressions thoraciques est apparue relativement récemment (sans doute dans les années 1960 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])). D'autres méthodes existaient auparavant, qui étaient peu efficaces, voir totalement inefficaces ou même nuisibles.
Article détaillé : Ventilation artificielle#Anciennes méthodes ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_m.C3.A9thodes).
La légende urbaine de la toux salvatrice
En cardiologie, on demande parfois aux patients de tousser ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) afin de réguler le rythme cardiaque ; en effet, la toux ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) provoque une augmentation de la pression ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) de l'air ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) dans les poumons, qui appuie sur les vaisseaux sanguins parcourant les poumons et provoque donc un pic de pression artérielle ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
Partant de là, certains ont proposé de tousser lorsque l'on « sent arriver » l'arrêt cardiaque. Cette idée a été reprise et largement diffusée, notamment par l'Internet ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et est devenu une légende urbaine ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
Ce geste est en effet totalement inutile car d'une part on ne sent pas arriver l'arrêt cardiaque, lorsqu'il survient, l'inconscience est immédiate, aucun muscle ne peut agir, on ne peut pas tousser. Et lorsque l'on ressent des signes pouvant laisser penser à un infarctus du myocarde ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), les seuls gestes utiles sont d'appeler à l'aide et faire prévenir les secours, et de s'allonger par terre ou s'asseoir contre un mur. En particulier, si l'on conduit un véhicule, il faut absolument se garer au plus vite, en sécurité, et si possible à proximité d'autres personnes qui auront ainsi la possibilité de prévenir les secours (112 en Europe) si l'on devient incapable d'appeler soi-même. Il faut aussi déverrouiller les serrures afin que les secours n'aient pas à forcer les portes du véhicule.
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Entraînement à la réanimation cardio-pulmonaire sur un mannequin
La réanimation cardio-pulmonaire (RCP ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])), ou réanimation cardio-respiratoire (RCR ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])) ou en anglais Cardio-pulmonary resuscitation (CPR ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])), est un ensemble de manœuvres destinées à assurer une oxygénation des organes lorsque la circulation sanguine ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) d'une personne s'est arrêtée (arrêt cardio-circulatoire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])).
En effet, lorsque la circulation du sang s'arrête, les organes, dont le cerveau ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et le cœur ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) lui-même, ne sont plus alimentés en oxygène ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et commencent à mourir : des lésions cérébrales apparaissent dès la troisième minute, et les chances de survie deviennent quasiment nulles après huit minutes d'arrêt circulatoire[1] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-0). Le fait d'oxygéner artificiellement le sang et de le faire circuler permet d'éviter ou de ralentir cette dégradation, et donc de donner une chance de survie.
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([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_de******ives)</U>
De******ion sommaire
La réanimation cardio-pulmonaire est l'association de
la ventilation artificielle ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])
et de compressions thoraciques ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ou « massage cardiaque externe » (MCE).
Le concept a été inventé par Peter Safar ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), à qui l'on doit l'acronyme en anglais ABC :
A pour airway, libération des voies aériennes ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ;
B pour breathing, ventilation artificielle ;
C pour circulation, assurer la circulation du sang par le massage cardiaque externe.
La réanimation cardio-pulmonaire doit se pratiquer sur toute personne en état de mort apparente, c'est-à-dire :
inconsciente : la personne ne bouge pas spontanément, elle ne réagit pas au toucher ni à la parole ;
qui ne respire pas : après libération des voies aériennes ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ainsi que l'élévation du menton (dégrafage des vêtements pouvant gêner la respiration, mise en bascule prudente de la tête), on ne voit aucun mouvement respiratoire et on ne sent pas d'air sortir par le nez ou la bouche.
À moins d'y avoir été formé, il ne faut pas chercher à prendre le pouls ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) de la victime. Cette opération n'est fiable que si elle est réalisée par une personne entraînée et elle prend un temps qui serait plus efficacement passé à réanimer la victime. Le cas d'une victime en arrêt respiratoire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) mais dont le cœur bat est rare, et de toutes façons la conduite appropriée dans ce cas pour le grand public est la réanimation.
Les cas typiques de mort ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) apparente sont la mort subite (la personne s'écroule sans raison apparente), la noyade ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et le choc électrique ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]). Il peut aussi y avoir une origine traumatique autre, comme une asphyxie ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), une chute de hauteur ou un accident de la circulation. La mort apparente peut être aussi due à une perte de sang importante (il faut alors d'abord stopper l'hémorragie ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])).
Dans tous les cas, la priorité reste la protection ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar](premiers_secours)). Le sauveteur doit repérer et éliminer tout danger, par exemple l'appareil électrique dans le cas de la victime électrisée.
Dans le cas d'un adulte qui s'effondre sans raison, et lorsqu'on est seul (sauveteur isolé), la priorité est l'arrivée des secours, il faut donc *****er les secours ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]*****e_(premiers_secours)) avant de commencer la RCP. Celle-ci améliore les chances de survie en attendant les secours.
Lorsque la victime est un enfant de moins de huit ans, si aucun témoin n'est disponible, on pratique la RCP deux minute avant d'aller *****er les secours car l'apport rapide d'oxygène aux cellules peut améliorer l'état de la personne. Au contraire, dans la cas de l'arrêt spontané chez l'adulte, seule une défibrillation ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) rapide et une intervention rapide des secours permet de sauver la personne.
Si un témoin est présent, le sauveteur lui demande d'*****er les secours et d'apporter un défibrillateur ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), puis commence immédiatement la réanimation.
Principes de la réanimation cardio-respiratoire
La réanimation cardio-respiratoire fait intervenir deux mécanismes.
Oxygénation du sang
Le sang sert entre autres à transporter l'oxygène ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) vers les organes, leur permettant de fonctionner (la respiration cellulaire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) leur fournit de l'énergie). La respiration ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) s'étant arrêtée, il faut la suppléer par la ventilation artificielle ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
La ventilation artificielle consiste à envoyer de l'air dans les poumons de la victime. On pratique une ventilation dite « à pression positive » : on souffle (avec sa bouche ou avec un dispositif) de l'air, la pression de l'air fait se gonfler les poumons. Là, les échanges gazeux se produisent, et la victime expire passivement (le poids de la poitrine et des viscères appuie sur les poumons, qui se dégonflent).
Lorsque l'on pratique la ventilation artificielle sans matériel (bouche-à-bouche, bouche-à-nez, bouche-à-bouche-et-nez sur le nourrisson), on envoie un air qui, bien qu'étant expiré après respiration du sauveteur, est encore assez proche de l'air que l'on respire (il contient 16 % de dioxygène) : en effet, une partie de l'air provient de la « tuyauterie » (bronches ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), trachée ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), bouche) et est similaire à l'air respiré, et l'air provenant des poumons, s'il est appauvri en dioxygène, en contient encore. Mais le fait de pratiquer des compressions thoraciques permet de mettre en mouvement la colonne d'air de la trachée et de ventiler un air à 21% d'O2 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), ce qui pourrait suffire.
Lorsque l'on utilise un ballon insufflateur (avec un masque ou un embout buccal), on envoie de l'air pur (21 % de dioxygène). Si on branche une bouteille de dioxygène médical, on augmente encore la fraction inspirée de dioxygène (FiO2), et l'on peut aller jusqu'à insuffler du dioxygène pur lorsque l'on utilise un ballon de réserve.
L'air que l'on insuffle passe vers les poumons, mais aussi vers l'estomac. Celui-ci se gonfle au fur-et-à-mesure, et si jamais il se dégonfle, il risque d'entraîner avec lui son contenu acide (suc gastrique) qui vont venir détériorer les poumons (syndrome de Mendelson ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])) et compromettre gravement la survie de la victime. Il faut donc souffler sans excès, régulièrement sur deux secondes, et s'arrêter dès que l'on voit la poitrine se soulever.
Il n'est pas certain que la mise en route d'une ventilation artificielle, du moins en dehors d'un milieu de réanimation, soit totalement profitable au patient en arrêt cardio-circulatoire, car la réalisation de celle-ci se fait parfois aux dépens du temps consacré au massage cardiaque. Les méthodes de réanimation par massage seul (sans ventilation) semblent avoir au moins d'aussi bons résultats que la technique habituelle associant massage et ventilation[2] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-1), et apparaissent dans les recommandations américaines publiées en 2008[3] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-2).
Circulation sanguine
Le sang au niveau des poumons ayant été oxygéné, il faut ensuite le faire circuler dans le reste du corps. Ceci se fait grâces aux compressions thoraciques ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), appelées aussi massage cardiaque externe. Cela consiste à appuyer sur le milieu du thorax afin de comprimer la poitrine :
sur l'adulte et l'enfant de plus de huit ans, le sternum ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) doit descendre de 4 à 5 cm ;
sur l'enfant entre un et huit ans, le sternum doit descendre de 1/3 à 1/2 de l'épaisseur du thorax;
sur le nourrisson de moins d'un an, le sternum doit descendre de 1/3 à 1/2 de l'épaisseur du thorax.
En comprimant la poitrine, on comprime les vaisseaux sanguins ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ce qui chasse le sang vers le reste du corps (comme une éponge). On a longtemps cru que l'on comprimait le cœur ; il semble qu'il soit situé trop profondément, et qu'il ne joue qu'un rôle de régulation du sens de circulation par ses valves ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
Pour que la compression thoracique soit efficace, il faut que la victime soit sur un plan dur ; en particulier, si la victime est allongée sur un lit, il faut la déposer à terre avant de commencer les manœuvres de réanimation.
La position des mains est importante si l'on veut avoir des compressions efficaces en minimisant les risques de fracture des côtes (notez que ce risque de fracture est négligeable par rapport au risque de décès si l'on ne fait rien).
Il faut aussi s'attacher à faire des compressions régulières, à laisser la poitrine reprendre sa forme initiale entre deux compressions, et à ce que le temps de relâchement soit égal au temps de compression. En effet, le relâchement de la poitrine permet le retour veineux ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), capital pour la bonne circulation.
Le rythme de massage doit être suffisant pour faire circuler le sang, mais pas trop rapide sinon la circulation n'est pas efficace (on crée des turbulences qui s'opposent à l'écoulement du sang). Le rapport compressions/insufflations a changé au fur et à mesure des études. Depuis 2005, il est recommandé à tout sauveteur seul d'alterner 30 compressions et 2 insufflations. Le rythme des compressions doit s'approcher de 100 par minute.
Afin d'adopter un rythme régulier et de respecter l'égalité temps de compression/temps de relâchement, et pour être sûr de bien faire le bon nombre de compressions successives, il est conseillé de compter à voix haute, sous la forme
chiffre (durant la compression) - et (durant le relâchement) ainsi, on comptera à voix haute
« un-et-deux-et-trois-…–et–vingt-neuf–et–trente »
Cas particulier : femme enceinte
Dans le cas d'une femme visiblement enceinte ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), il convient de surélever le flanc ou la fesse droite pour améliorer le retour veineux, en libérant la veine cave inférieure ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) du poids du fœtus ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])[4] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-Rault-3). Cela peut se faire en mettant un linge plié sous la fesse droite. On peut aussi laisser la victime strictement plat-dos et demander à une personne de pousser le fœtus vers la gauche.
Défibrillation
Article détaillé : Défibrillateur automatique ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
Lorsque l'arrêt cardiaque est dû à une fibrillation ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ventriculaire (le cœur bat de manière anarchique, cas majoritaire de la mort subite de l'adulte), le seul espoir de sauver la victime consiste à défibriller ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) le cœur, c'est-à-dire resynchroniser le cœur par un choc électrique. Ceci peut se faire par un non-médecin avec un défibrillateur automatique externe ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), ou par un médecin avec un défibrillateur manuel.
La RCP à un seul sauveteur
Chronologie : la chronologie suivante part du principe que la personne est en arrêt circulatoire. Si ce n'est pas le cas, un des éléments du bilan nous le dira, il ne faut alors pas faire de réanimation cardio-pulmonaire.
protection ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar](premiers_secours))
bilan ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar](premiers_secours)) : reconnaître l'arrêt cardio-circulatoire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_d.27un_arr.C3.AAt_circulatoire ) ; appeler « À l'aide ! » dès la constatation de l'inconscience, et à chaque étape du bilan ;
*****e : envoyer quelqu'un prévenir les secours ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]*****e_(premiers_secours)), où si l'on est isolé, aller prévenir soi-même les secours
envoyer quelqu'un chercher un défibrillateur automatique externe ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) s'il y en a un de disponible (ne pas y aller soi-même car la réanimation est prioritaire) ; le mettre en œuvre dès que possible ;
réanimation cardio-pulmonaire
faire 30 compressions thoraciques ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) en comptant à voix haute « un–et–deux–et–...–et–vingt-neuf–et–trente » (ce qui permet de donner un rythme donc d'être plus efficace, et de faire le bon nombre de compressions) ;
faire 2 insufflations ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ;
continuer l'alternance de compressions thoraciques et d'insufflations jusqu'à l'arrivée des secours.
dès qu'un défibrillateur est disponible, arrêter la réanimation et le poser. Le défibrillateur donne des instructions à haute voix, il demande de pratiquer la réanimation lorsque c'est utile. Il est fait pour être très simple d'emploi, il ne faut donc pas hésiter à le poser même si l'on n'y a pas été formé.
Il y a ainsi une alternance cyclique
30 compressions thoraciques à faire en 18 secondes (un cycle compression/relâchement prend 0,6 secondes, soit une fréquence ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) de massage de 100 par minute, cliquez sur le lien suivant pour avoir la bonne fréquence : métronome à 100/mn en mp3 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])) ;
2 insufflations à faire en 3 secondes chacune (transition position de compression/position de ventilation compris), en se rappelant que si on est seul, le fait de changer de position fatigue et ne permet pas d'assurer un massage cardiaque efficace très longtemps, hors c'est bien les compressions thoraciques qu'il faut privilégier afin de permettre une perfusion des tissus nobles avec l'oxygène qui reste dissous dans le sang (en attendant les secours). Comme dit le Dr Rifler de Montbard, "il vaut mieux faire que ne rien faire, si on ne fait rien c'est 100% de chance de rester mort..." .
On effectue ainsi un cycle en environ 24 secondes, soit cinq cycles en 2 minutes (donc 75 compressions et 5 ventilations artificielles par minute en moyenne). Toutes les minutes, on contrôle que la victime ne respire toujours pas. Si elle a repris une respiration spontanée, il faut alors la tourner en position latérale de sécurité ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
Cas particuliers Dans le cas d'un enfant (c'est à dire avant le début de la puberté), comme la cause de l'arrêt est probablement respiratoire, on pratique 5 insufflations avant de commencer les compressions thoraciques. Note : les compressions thoraciques ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) pratiquées lors de la réanimation cardio-pulmonaire, de par leur effet mécanique sur les poumons, assurent une ventilation minimale. Certaines formations grand public ne mentionnent donc pas le bouche-à-bouche ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) : la réanimation est plus efficace en assurant le bouche-à-bouche et les compressions thoracique si le bouche-à-bouche est bien fait ; dans le cadre d'une formation courte, pour des personnes qui ne seront pas soumises à une formation continue, mieux vaut délivrer un message simplifié.
La RCP à deux sauveteurs
(cette partie n'a plus lieu d'être depuis les recommandations de fin 2005 qui ont uniformisées la RCP quel que soit le nombre de secouristes)
Lorsque l'on est deux sauveteurs (témoins sans matériel), on peut agir plus efficacement en collaborant :
le témoin A effectue la protection ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar](premiers_secours))
le témoin B effectue le bilan ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar](premiers_secours)) et la libération des voies aériennes ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), il constate l'arrêt de la respiration et dit « il ne respire pas ! »
le témoin A va alors passer l'*****e ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]*****e_(premiers_secours)) tandis que B commence la réanimation cardio-pulmonaire
le témoin A revient et peut alors
mettre en œuvre un défibrillateur automatique externe ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) s'il y en a un de disponible ;
remplacer B à la réanimation si celui-ci fatigue ;
faire la réanimation avec B : l'un se consacre au bouche-à-bouche, l'autre aux compressions thoraciques.
Si l'on décide de pratiquer la réanimation à deux, la personne effectuant les compressions thoraciques doit impérativement compter à voix haute les compressions, afin que l'autre sauveteur sache quand il doit insuffler ; si par exemple A fait les compressions thoraciques et B les insufflations :
A : « un–et–deux–et–trois-...–et–vingt-neuf–et–trente » B : première insufflation, deuxième insufflation A : « un–et–deux–et–trois-... » Ceci permet de perdre moins de temps entre les compressions et les insufflations, et de ne pas avoir à repositionner les mains à chaque cycle.
La RCP à deux et trois secouristes
Le bilan est le même que celui fait par un sauveteur, mais après la constatation de l'absence de réaction aux insufflations, on contrôle le pouls ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) carotidien. Il s'agit d'un contrôle de principe, une expérience sur des médecins a montrée qu'en situation d'arrêt cardio-respiratoire, la prise de pouls était fausse dans 50% des cas : le stress ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) fait monter la tension du sauveteur, il pourra donc percevoir des battement au bout de ses doigts (en fait, son propre pouls) même en son absence de circulation chez la victime.
Un des secouristes s'occupe de la ventilation artificielle. Celle-ci se fait avec un ballon autoremplisseur à valve unidirectionnelle ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar] lle) (bavu) qui insuffle de l'air enrichi en dioxygène ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) via un dispositif d'interposition (masque d'insufflation ou embout Sabathié). L'utilisation d'une canule de Guédel permet de faciliter le passage de l'air si la personne présente une grosse langue, comme par exemple dans le cas d'un œdème de Quincke ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
L'autre secouriste s'occupe des compressions thoraciques. Les cycles sont les mêmes que pour un sauveteur seul (2 insufflations-30 compressions). L'intérêt, outre l'utilisation de matériel d'insufflation plus efficace que le bouche-à-bouche, est de réduire le temps entre insufflation et compression : l'insufflation commence dès la dernière compression, et la compression commence dès la dernière insufflation, sans attendre que la poitrine redescende.
Durant les manœuvres de réanimation, un défibrillateur semi-automatique ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) est systématiquement posé sauf pour un nourrisson (enfant de moins de un an). Lorsqu'il n'y a que deux secouristes, un secouriste pratique le bouche-à-bouche et les compressions thoraciques pendant que l'autre pose l'appareil. Lorsqu'il y a trois secouristes, la RCP se fait à deux (un secouriste pour les insufflations et un pour les compressions thoraciques) tandis que le troisième pose le DSA. La pose du DSA comporte un rasage et un séchage de l'endroit où sont posées les électrodes (si nécessaire). La réanimation s'interrompt durant l'analyse du rythme cardiaque par l'appareil et durant les éventuelles décharges (il faut également éloigner le matériel d'insufflation). Le bilan du DSA (autorisation de choquer ou pas) doit être transmis à la régulation médicale ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
L'arrivée de la défibrillation en pré-hospitalier a ajouté un D à l'acronyme mnémotechnique de Safar qui devient donc ABCD : airways, breath, circulation, defibrillation.
Note Il existe une technique de réanimation à un seul secouriste en utilisant le ballon insufflateur, ce qui permet de bénéficier de l'apport en dioxygène et de libérer un secouriste. Dans ce cas, le secouriste se place à la tête et effectue les compression de cette position, en se penchant au dessus du visage Source : Over-the-head cardiopulmonary resuscitation improves efficacy in basic life support performed by professional medical personnel with a single rescuer: a simulation study., M. Hupfl, A. Duma, T. Uray, C. Maier, N. Fiegl, N. Bogner, P. Nagele, Université de Vienne (Autriche)
Planches de******ives
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Vérification des fonctions respiratoires : le secouriste écoute la respiration, essaye de sentir l'air sur sa joue, regarde si la poitrine monte et descend, et sent les mouvements de la poitrine.
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Insuflation au bouche-à-bouche La tête du patient est rejetée en arrière. Le secouriste ferme le nez du patient d'une main, tout en maintenant la bouche du patient ouverte en lui tenant le menton.
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Placement de la main avant la CPR La main se place, chez un adulte à deux doigts en haut du plexus solaire.
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Position pour la CPR Les bras sont maintenus tendus, les compressions viennent du mouvement des épaules.
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Contrôle du pouls carotidien (n'est plus enseigné dans la nouvelle méthode ; remplacé par l'appréciation du souffle respiratoire de la poitrine et de la bouche en 8-10 secondes)
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Vue de l'opérateur du défibrillateur Un secouriste est à genoux à la tête de la victime et lui administre de l'oxygène. Si la tête de la victime est entre ses genoux, elle n'est pas serrée. Les électrodes de défibrillation sont collées.
Historique des procédures
Les procédures ont varié au cours du temps, en raison des progrès de la médecine (évolution des connaissances, évolution du traitement médical).
En France
entre 1991 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et 2000 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])
un sauveteur seul alternait 15 compressions thoraciques et 2 insufflations sur un adulte ou un enfant de plus de 8 ans ; les compressions se faisaient au rythme de 60 par minute ;
pour un nourrisson, il effectuait 4 insufflations initiales (2 lors du bilan, puis 2 après le passage de l'*****e) et alternait 5 compressions thoraciques et 1 insufflation ;
un sauveteur isolé et sans moyen d'appel pratiquait la RCP durant une minute avant d'appeler les secours ;
deux sauveteurs ou secouristes alternaient 5 compressions et 1 insufflation, sur un adulte comme sur un nourrisson ;
en 2000 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])
on abandonne le terme « massage cardiaque » pour « compression thoracique » ;
les rythmes de compression sont unifiés, 100 par minute quel que soit l'âge ;
on ne fait plus que 2 insufflations initiales sur le nourrisson ;
un sauveteur isolé et sans moyen d'appel passe désormais l'*****e immédiatement, sauf dans le cas d'un enfant de moins de huit ans, ou dans le cas d'une noyade ou d'une intoxication où l'*****e est passée après une minute de RCP ;
à deux secouristes, on garde l'alternance 15:2.
en 2005 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])
on abandonne la distinction entre un et plusieurs secouristes pour la RCP de l'adulte.
on passe à 30 compressions thoraciques alternées avec 2 insufflations en commençant par les compressions thoraciques.
La RCP médicale
La réanimation cardiopulmonaire spécialisée (RCPS) par une équipe médicale ou paramédicale est le dernier maillon de la chaîne de survie avant admission à l'hôpital. Dans le cas idéal, les gestes spécialisés sont pratiqués dans les dix minutes qui suivent l'arrêt cardiaque, après la défibrillation.
La victime est intubée ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) (connexion d'un respirateur artificiel aux voies respiratoires du patient par l'intermédiaire d'un tuyau que l'on glisse dans la trachée). Une voie d'abord veineuse est mise en place, soit périphérique (veines du bras) soit centrale (veine jugulaire ou sous clavière en cas d'impossibilité d'abord périphérique) tout en poursuivant les compressions thoraciques, y compris lors des insufflations : l'étanchéité du ballonnet de la sonde d'intubation empêche le dioxygène de ressortir lors des compressions.
Un capnomètre ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) est mis en place : il mesure la quantité de dioxyde de carbone ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) expiré, c'est-à-dire l'efficacité de la réanimation. En effet, si le patient expire du CO2, c'est que le dioxygène est bien arrivé aux cellules, et que les cellules l'ont consommé, donc qu'elles vivent.
On lui associe également l'administration de médicaments : adrénaline ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ou équivalents, Isoprénaline ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) si le cœur est trop lent, liquides de remplissage vasculaire ou d'alcalinisation suivant les cas. Le défibrillateur du Samu ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) peut être couplé à un stimulateur cardiaque externe si le cœur est trop lent.
Sur une femme manifestement enceinte, si le fœtus est potentiellement viable mais que la réanimation est inefficace, il faut envisager une césarienne ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) d'urgence [4] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-Rault-3)
Par ailleurs, des études évaluent l'intérêt d'appliquer d'autres traitements préhospitaliers, sans que ces traitements constituent pour l'instant des standards :
injection de vasopressine[5] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-4) : les muscles qui contrôlent l'ouverture des vaisseaux sanguins n'étant plus oxygénés, ils se relâchent (vasodilatation), ce qui augmente le volume du système vasculaire et gêne la bonne circulation du sang lors des manœuvres de réanimation et en cas de reprise de l'activité cardiaque (collapsus cardiovasculaire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_cardio-vasculaire)) ; l'utilisation de médicaments vasopresseurs (c'est-à-dire faisant remonter la pression du sang ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])) permet d'améliorer la circulation du sang et donc d'augmenter les chances de survie sans séquelle. Les résultats avec la vasopressine ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) se sont révélé être décevants[6] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-5).
massage cardiaque interne (MCI) par mini-thoracotomie[7] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-6) : cette technique consiste à pratiquer une incision sur la poitrine, au 4e espace intercostal gauche, et à y introduire une dispositif qui se déploie à l'intérieur comme un parapluie contre le péricarde ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) ; il permet de presser directement sur le cœur, et pour certains modèles de pratiquer une défibrillation interne ; ce système permet d'avoir une meilleure efficacité circulatoire, mais présente des risques d'hémorragie et d'infection.
La pratique française veut que le patient ne soit transporté qu'à partir du moment où la situation hémodynamique est à peu près stable (pouls présent avec une pression artérielle existante). La réanimation cardio-pulmonaire est donc poursuivie sur place jusqu'à échec (on n'arrive pas à réanimer le patient et celui-ci est déclaré décédé) ou succès. C'est la méthode dite du stay and play (« rester et jouer », c'est-à-dire agir sur place). Cela diffère avec les pratiques américaines qui préconisent le transport le plus rapidement possible vers un centre spécialisé, quel que soit l'état du patient. C'est la méthode du scoop and run (charger et courir). Cette différence s'explique en partie par l'absence de médicalisation des premiers secours, fonctionnant sur des paramedics, des secouristes paramédicaux ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) pouvant faire des gestes infirmiers et médicaux (intubation, pose d'une voie veineuse et administration de médicaments) sur protocole.
Si de nombreuses études scientifiques ont montré l'intérêt de la RCP par un témoin et d'une défibrillation précoce (dans les 8 minutes suivant l'arrêt cardiaque) sur la survie, l'intérêt de la pratique de soins médicaux sur place est moins évident en ce qui concerne les taux de survie. Cependant, outre le fait que cela soulage les services d'urgence ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) hospitaliers, les équipes médicales, ou paramédicales formées aux soins pré-hospitaliers avancés de maintien des fonctions vitales (SAMFV), peuvent prendre en charge les infarctus en cours de formation, et l'on enregistre alors une nette amélioration en termes de survie [8] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-7).
Méthodes périmées ou discutées
Dans le cadre de la prise en charge médicale, il a été proposé de pratiquer une thrombolyse ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) systématique[9] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-8),[10] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-9) : la présence d'un caillot de sang dans les artères est une des principales causes de l'arrêt cardiaque (infarctus du myocarde ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et embolie pulmonaire ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), et par ailleurs, l'arrêt cardiaque s'accompagne de la formation de caillots minuscules dans le cerveau (microthrombi cérébraux), qui, en gênant une bonne oxygénation de certaines parties du cerveau lors des manœuvres de réanimation et en cas de reprise d'une activité cardiaque, vont entraîner des souffrances neurologiques. Le but de la thrombolyse (ou fibrinolyse) est de détruire ces caillots et donc d'améliorer les chances de survie sans séquelle.
Ce traitement ne fait toutefois pas l'unanimité en raison des risques d'hémorragie ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) (la thrombolyse s'oppose à la coagulation du sang), notamment, lors des compressions thoraciques, il peut se produire des fractures des côtes qui peuvent provoquer des saignements ; la thrombolyse est par ailleurs contre-indiquée dans certains cas comme la dissection de l'aorte ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) (fissuration de l'artère aorte) ou un accident vasculaire cérébral ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) hémorragique comme la rupture d'anévrisme ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]). Elle n'a pas prouvé son efficacité[11] ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_note-10). La pratique de la thrombolyse en préhospitalier a été abandonnée par les smur ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) français au début de l'année 2005 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
L'association de la ventilation artificielle avec les compressions thoraciques est apparue relativement récemment (sans doute dans les années 1960 ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar])). D'autres méthodes existaient auparavant, qui étaient peu efficaces, voir totalement inefficaces ou même nuisibles.
Article détaillé : Ventilation artificielle#Anciennes méthodes ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]_m.C3.A9thodes).
La légende urbaine de la toux salvatrice
En cardiologie, on demande parfois aux patients de tousser ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) afin de réguler le rythme cardiaque ; en effet, la toux ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) provoque une augmentation de la pression ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) de l'air ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) dans les poumons, qui appuie sur les vaisseaux sanguins parcourant les poumons et provoque donc un pic de pression artérielle ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
Partant de là, certains ont proposé de tousser lorsque l'on « sent arriver » l'arrêt cardiaque. Cette idée a été reprise et largement diffusée, notamment par l'Internet ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]) et est devenu une légende urbaine ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]).
Ce geste est en effet totalement inutile car d'une part on ne sent pas arriver l'arrêt cardiaque, lorsqu'il survient, l'inconscience est immédiate, aucun muscle ne peut agir, on ne peut pas tousser. Et lorsque l'on ressent des signes pouvant laisser penser à un infarctus du myocarde ([Link nur für registrierte Benutzer sichtbar]), les seuls gestes utiles sont d'appeler à l'aide et faire prévenir les secours, et de s'allonger par terre ou s'asseoir contre un mur. En particulier, si l'on conduit un véhicule, il faut absolument se garer au plus vite, en sécurité, et si possible à proximité d'autres personnes qui auront ainsi la possibilité de prévenir les secours (112 en Europe) si l'on devient incapable d'appeler soi-même. Il faut aussi déverrouiller les serrures afin que les secours n'aient pas à forcer les portes du véhicule.